‹ Des eaux minérales de ContrexévilleChapitre 16 sur 38 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Gravelle urique. — Amélioration par l’eau de Conlrexéville, tant dans l’état local que dans l’état général.

M. X*”, homme de cinquante-deux ans, d’un assez bon tempérament et de constitution affaiblie, nous est adressé par M. le docteur Herpin, directeur de l’Ecole de médecine de Tours, le 27 juillet 1868, et nous fournit les commémoratifs suivants. M. X***, dont une colique néphrétique survenue huit jours auparavant a déterminé le départ pour Contrexéville, a eu il y a quinze ans une première colique occasionnée, comme la dernière, par un gravier composé exclusivement d’acide urique, et à la suite de laquelle il est allé passer une saison à Vichy; et soit que le traitement qu’on lui fit suivre fût trop énergique, soit que les eaux ne lui convinssent pas, il en ressentit une violente atteinte dans sa santé générale.

Le malade a été tellement éprouvé par cette cure, que, dit-il, il s’en ressent encore. Il put néanmoins pendant vingt et un jours faire usage de l’eau de la source du Pavillon, qu’il but progressivement jusqu’à dix verres par jour, et supporter sans fatigue un traitement externe de douches et de bains alternés. M. X*‘* revint en juillet 1869. Il n’a pas souffert des reins de toute l’année, pendant laquelle il a d’ailleurs à différentes reprises fait usage de l’eau à domicile. Il n’a pas rendu de sables. Sa santé générale s’est améliorée, et s’il vient faire cette seconde saison, c’est seulement pour mieux asseoir la guérison et encore plus pour demander aux eaux de Contrexéville de continuer leur action reconstituante si accusée chez lui.

M. X*** est un exemple de ce genre de malades, beaucoup plus nombreux qu’on ne le suppose généralement, qui doivent leur gravelle à une vie trop sédentaire. Outre les employés, à quelque degré de l’échelle administrative qu’ils appartiennent, il comprend encore les ecclésiastiques, qui sont relativement nombreux à Contrexéville, voire même

des séminaristes chez lesquels le manque presque absolu d’exercice doit seul être incriminé. Or c. est surtout dans cette classe de malades qu’il y a à redouter la crainte de la cachexie sodique, résultat si redoutable de 1 usage inopportun des alcalins, que se montre l’indication de Contrexéville.

En voici du reste un autre exemple chez un malade plus vigoureux, mais ayant également une profession sédentaire.

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