OBSERVATION VIII
Gravelle urique. — Colique néphrétique exceptionnellement longue
et douloureuse.
M. X*“, âgé de cinquante ans, homme robuste et vigoureux, vient à Conlrexéville en septembre 18G4 pour la première fois. Ce malade a ressenti en 1859 des phénomènes dyspeptiques qui l’ont déterminé à se rendre à Vichy pendant trois années consécutives. A la suite de la troisième saison, il éprouva une anémie des plus caractérisées contre laquelle il dut lutter par un régime tonique et reconstituant. Au mois d’aoùt 1864 survint une colique néphrétique très-pénible qui ne dura pas moins de soixante-quinze heures; nous ne pouvons donner une meilleure idée des souffrances du malade qu’en disant que ses cheveux blanchirent complètement durant cette crise, elle fut suivie de l’expulsion d’un calcul rénal volumineux formé d’acide urique.
Le traitement à Contrexéville, fort bien supporté, détermina une abondante émission de sable rouge et l’usage do l’eau à domicile que lit, sur la recommandation de notre prédécesseur, M. X***, amena également sans douleur une évacuation relativement assez abondante d’acide urique.
Une seconde saison à la source du Pavillon en 1865 confirma 1 amélioration qui s’était déclarée tant dans l’état local que dans 1 état général, et eu 1869 celle-ci ne s’était pas démentie et M. X"*, qui faisait à Contrexéville une visite que sa sauté était loin de nécessiter, nous a affirmé n’avoir plus souffert
ni <les reins ni de l’estomac. Il a fait du reste, pendant cet intervalle, usage de l’eau à domicile, mais très-modérément.