GRAVELLE URIQUE
De beaucoup la plus fréquente, elle présente plusieurs degrés. Ainsi la couche pulvérulente qui se dépose parle refroidissement d'une urine qui contient l’acide urique en excès n’implique pas l’existence de la gravelle. Mais cet état en précède souvent l’apparition, et c’est alors surtout qu’il est facile de combattre la disposition diathésique. Plus tard, le sable tout formé est expulsé avec l’urine en quantité variable, suivant les dispositions et l’iiygiène du malade. Combien de graveleux arrivés à cette période ne rendent du sable qu’après un dîner trop copieux! Puis ces sables uriques s’agglomèrent dans les bassinets et donnent naissance à des graviers, dont le passage dans l’uretère donne lieu à la colique néphrétique, sur laquelle nous allons revenir.
Enfin ces graviers tombés dans la vessie deviennent, s'ils n’ont pas été expulsés, le noyau d’une pierre qui croît en volume jusqu’à ce que sa présence occasionne dans le réservoir urinaire des troubles qui nécessitent une opération.
La gravelle détermine du côté des reins ‘des douleurs d’une intensité variable : souvent presque nulles, quelquefois se bornant à une simple pesanteur, elles peuvent chez certains malades être accrues par la marche, la voiture, l’exercice du cheval. Elles s’irradient souvent dans la direction de l’uretère et peuvent augmenter d’intensité par un temps humide ou après une mauvaise digestion. Enfin la présence des gra-