‹ Des eaux thermales de Bains-en-VosgesChapitre 5 sur 26 · ÉTABLISSEMENT THERMAL · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT THERMAL

L'établissement thermal de Bains a subi, depuis son origine, bien des transformations, avant d'atteindre le degré de convenance qu'il offre aujourd'hui.

Nous avons vu comment les premières fondations en avaient été faites par les Romains. Il faut arriver jusqu'à Durival, en 17b2, pour avoir de nouveaux renseignemens. « Ce bassin, écrit- » il, n'était anciennement qu'une mare, oii l'on se baignait en » plein air. Il paraît par la date de 1614 trouvée dans une » ancienne chapelle qui sert de logement au médecin des eaux, )) que dés ce temps-là on commença à fermer le bain. Il fut » entièrement fermé en 1631 . Jacob Nonné le rétablit en 1715.

» Il y avait à quelque distance de là, et pins près de la » rivière, un autre bassin brut fort négligé , appelé le 6am » Casquin. Les Seigneurs en firent rechercher la source avec » beaucoup de soin en 1750, et construire un nouveau bain » fermé, plus grand , plus commode et plus décent que l'ancien M bain. On travaille actuellement à y rassembler quelque

)) sources savonneuses qui se montrent aux environs. Après » avoir passé le pont par lequel on communique de Bains au » village de Gharmois, qui touche à l'autre bord, on trouve )) un petit pavillon, entre le Baignerot et le canal qui en est » tiré pour le moulin de Charmois , la source des Vaches y a » été amenée : lés eaux en sont chaudes , laxatives et dissol- M vantes. »

Ainsi donc , il y a un siècle , l'établissement thermal de Bains se composait déjà du Bain-Neuf, du Vieux-Bain, et àw. Pavillon de la Vache.

Le premier, construit d'après les conseils de M.Kast, médecin du roi Stanislas, était le plus fréquenté. C'était, au dire de M. Pierson, pharmacien à Epinal C^), une salle vaste, dans le pourtour de laquelle on avait pratiqué des cabinets avec des cuves pour une ou deux personnes, ainsi que des cellules en pierre de taille, dans lesquelles on prenait la douche. Au milieu se trouvait un grand bassin ovale divisé en deux compartimens de différens degrés de chaleur ; sur les côtés de cette piscine s'élevaient quatre colonnes soutenant une ouverture quadrangulaire plus évasée en bas qu'en haut , et par où s'échappaient les vapeurs.

Plus tard ce bain a été agrandi, on y a ajouté du côté de la promenade un vaste pavillon servant de salon de réunion j puis, on y a fait venir la source tiède ; on a changé la disposition du bâtiment de manière à lui donner plus de développement, et en faire ce qu'il est aujourd'hui, une salle de bains, sinon la plus élégante et la plus riche , du moins la plus vaste et la plus commode qui se puisse voir.

(*) Note sur les eaux thermales de Bains comparées dans leurs effets aVcc celles de Plombières.

Le deuxième, ou Bain-Vieux ^ a été reconstruit en 1771 ^ comme le témoigne l'inscription suivante gravée sur une plaque de cuivre^ et trouvée en 1832 sous une des colonnes de ce bain :

CONDITUM A ROMANIS

IMPERANTE

A FUIVDÂMENTIS REGNAÎSTE

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