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pas la lésion qui nous intéresse. Enfin, bien que, dans les deux cas, les mouvements actifs et passifs soient très douloureux, l’impotence est d'emblée beaucoup plus marquée dans les dilacérations étendues du tissu musculaire,
Plus tard, à la période d'infection, le diagnostic se pose d'une autre façon ; il s’agit, en effet, de reconnaître la complication infectieuse et celle-ci est mise en évidence par l’aggravation de l’état général du blessé, la fièvre, les symptômes locaux qui s’éxagèrent et s’étendent, Il s’agit, en même temps, de poser l'indication opératoire, et c'est alors seulement que la cause véritable, l'éclatement musculaire, se révélera par l'aspect des lésions, l'ouverture du foyer d’attrition avec son contenu noirâtre et diffluent, par létat de mortification de nécrobiose des couches musculaires avoisinantes:
L'éclatement musculaire reconnu, il faudra rechercher les lésions concomittantes des organes voisins, explorer la sensibilité dans les territoires nerveux, dépister les altérations vasculaires possibles, mettre en évidence les facture et les délabrements osseux par une palpation attentive et les renseignements radiographiques.
Enfin, rétrospectivement, on peut rattacher une cicatrice à l'éclatement musculaire qui en à été la cause, et, pour cela, on se basera sur l’exiguïté des cicatrices cutanées, sur l'importance, au contraire, du noyau fibreux sous-cutané, son étendue, son adhérence, la gène fonctionnelle qu’il occasionne et qui peut aller jusqu'à l'impotence complète du muscle intéressé.
De tous ces diagnostics, et nous y revenons à dessein,
car la vie du blessé en dépend quelquefois, celui qu'il
PR Jeu
importe d'établir précocement est l'apparition de la complication infectieuse.
Evidemment lorsque les phénomènes de septicémie ont atteint leur apogée, lorsque l’œdème marbré de la région blessée présente la sonorité et la crépitation de l'infection gazeuse, le doute ne saurait persister. Mais, à ce moment, il est déjà trop tard, et les interventions les plus larges restent impuissantes à arrêter la marche de l'infection.
C'est tout à son début qu'il faut la sürprendre. Il faut la pressentir dans les nuances locales qu'on peut observer d’un jour à l’autre, dans les petits frissonnements du soir qu'accuse le blessé, dans les altérations lu pouls, et dans les données précieuses du thermomètre. On tiendra compte de la sensation de pansement trop serré, de l’angoisse naissante, des soubresauts musculaires. Bref, c'est grâce à l'observation de tous les instants que le chirurgien pourra dépister la complication à son début, et
faire œuvre utile en étalant largement les tissus nécrosés.