AP RER
d’aliéner, les restrictions que subit le saisi considéré en luimême. Pour étudier les effets de l'aliénation qu’il a consentie, il faudrait successivement examiner l'hypothèse dans laquelle l'acquéreur parvient, avant l’adjudication, à faire, au moyen de l'offre de son prix, cesser la poursuite commencée, et l'hypothèse dans laquelle, à défaut de cessation de ces poursuites, l’adjudication suit l'aliénation nulle. Dans le premier cas, celui qui a acquis du saisi est évidemment le plus intéressé au maintien de son acquisition. Dans le deuxième cas, la nullité de cette acquisition mettra en présence l’adjudicataire et le tiers acquéreur du saisi.
Nous nous contenterons de signaler ici ces diverses hypothèses que nous étudierons lorsque nous rechercherons les effets que la transcription de la saisie produit par rapport aux
tiers.
Section II. — Des actes de gestion sur l’immeuble saisi.
On sait que les actes de gestion relatifs à un patrimoine quelconque se divisent en actes de disposition et en actes d'administration.
Nous avons vu quelles sont les restrictions que subit le saisi au point de vue des actes de disposition concernant l’immeuble saisi, lorsqu'il y a eu transcription de cette saisie immobilière; nous avons maintenant à rechercher si cette transcription ne marque pas le point de départ d'un ensemble de règles ayant pour effet de modifier ou de transformer les pouvoirs d'administration que le saisi avait jusque-là.
La saisie, main-mise sur la propriété du débiteur, tendantà