‹ Des effets physiologiques et thérapeutiques des éthersChapitre 15 sur 48 · SANG ARTÉRIEL · texte numérisé non relu

SANG ARTÉRIEL

NORMAL, APRÈS L’INHALATION D'ÉTHER, II NS Fe 2,949 2,990 DRDULES SR: Poe Er 138,740 133,801 Albumine et sels alcalins. 66,640 65,240 ADR Re Lo de 791,561 197,969

Chez les animaux éthérisés, la composition du sang s’est donc maintenue normale. La différence du chiffre des globules n’indique qu’une très-minime modification de leur masse ; elle s'explique

par les différences individuelles, et n’est pas assez considérable pour autoriser à une conclusion.

M. de Gorup a analysé deux fois le sang de deux opérés de M. Heyfelder. Il a trouvé qu'il ne différait nullement du sang normal. Ses analyses confirment donc les résultats que m’avaient donnés les miennes.

L'analyse qualitative a des résultats plus décisifs : le sang des animaux éthérisés renferme de l’éther. M. Flandin l’a recueilli par la distillation. M. Lassaigne en a déterminé la quantité en comparant la tension de la vapeur du sérum éthéré à celle d’un mélange connu d’eau et d’éther : le calcul lui a démontré que la proportion de ce liquide dissous par le sang veineux s'élevait à 0,081, de sorte qu’on aurait sur 400 parties :

Se Tito és 99,919 Éther PR ne 00,081

L’inhalation a duré 30 minutes chez l'animal qui a fourni ce sang. Je puis affirmer qu’il pourrait contenir une proportion d’éther beaucoup plus considérable,

$ IV. — Action de l’éther sur la calorification.

L'état de la température éprouve, sous l’influence des vapeurs d’éther, une élévation sensible, suivie bientôt d’un abaissement notable. — Je

trouve, la confirmation de ce fait dans une thèse soutenue récemment sur la température animale, par M. Demarquay, prosateur à l’école pratique. Je rapporte textuellement ses expériences.

PREMIÈRE EXPÉRIENCE. — Le 9 mai, un griffon adulte, de moyenne taille, a pour température avant l’expérience + 30° 1/2; — à 3 heures 7 minutes, il est soumis aux inhalations éthérées ; — au bout de 9 minutes, insensibilité du nerf sciatique droit ; température, + 40° 17/2.

Au bout de 33 minutes, l’animal n’étant plus éthérisé, la sensibilité du nerf sciatique étant parfaitement revenue, nous trouvons pour température + 39° 1/3.

À L heures moins 8 minutes, au moment de recommencer l’éthérisation, il y a-2 89° ; —9 minutes après, insensibilité du sciatique ; le thermomètre reste à 390; au bout de 2 heures l’animal semble mourant, nous notons un peu plus de 36° 1/2; il ne meurt pas, et 2h heures ensuite sa température est à 40°.

DEUXIÈME EXPÉRIENCE. — Le 16 mai, un chien adulte, de taille moyenne, présente avant l’expérience + 39°: il est soumis aux inhalations éthérées.

Au bout de 3 minutes nous constatons + 39° 1/}; — au bout de 3 minutes 1/2, état de torpeur déjà prononcé, 39°; au bout de 13 minutes + 38° 3/4 ; — 23 minutes, 88° 1/2; — 3 minutes, 58°.

Ces deux faits prouvent qu’au début des inha-

Er

Page 1