‹ Des effets physiologiques et thérapeutiques des éthersChapitre 25 sur 48 · I. L’éther formique exerce d’abord une impres · texte numérisé non relu

I. L’éther formique exerce d’abord une impres

sion vivement irritante sur la muqueuse pulmonaire des animaux qui le respirent,.

II, Il suractive très-énergiquement les sécrétions des glandes salivaires. Cette suractivité persiste encore quelque temps après que les inhalations sont abandonnées.

IT. IT anéantit la sensibilité dans un temps aussi court que l’éther sulfurique, mais les mouvements persistent toujours bien longtemps après que l’anesthésie est produite.

IV. Les muscles du cou sont presque toujours agités de mouvements convulsifs.

V. Les animaux qui meurent sous l'influence de l'éther formique présentent une congestion évidente de tous les viscères ; au cerveau, c’est le mésocéphale, la moelle allongée, les corps striés et les couches optiques qui sont plus spécialement injectés.

OBSERVATIONS. —L’éther formique développe trèsrapidement une anesthésie et un affaissement complets, mais cet éthérisme est beaucoup moins innocent que celui de l’éther sulfurique et de l’éther acétique ; plus encore que ce dernier, il active la sécrétion salivaire.

L'animal qui a fait le sujet de ma deuxième expérience a rejeté des spumosités visqueuses et striées de sang; elles annonçaient une altération assez profonde des poumons ou des bronches.

Il ne faudrait pas attribuer cette lésion aux inhalations d’éther formique , car le chien avait déjà inhalé, à deux reprises différentes, de l’éther acétique et de l’éther sulfurique. Ces inhalations avaient peut-être amené sur le poumon une inflammation plus ou moins intense, et l’irritation de l’éther formique s’ajoutant à l’altération préexistante, aurait déterminé ces petites hémorrhagies capillaires dont l’expectoration portait les traces.

bles sur lesquelles je dois insister : ces variations sont surtout très-appréciables dans les expériences 5 et 6. Dans le premier cas, j'ai vu le pouls descendre, én 12 minutes, de 25 pulsations à 8 et à 0. Dans le deuxième, l’abaissement à été encore plus sensible : au début, j'ai compté 50 inspirations ; au bout de 12 minutes, il n’yen avait plus ques. C’est la marche que suivent les variations du pouls dans les inhalations d’éther sulfurique ; mais il faut avouer qu’elle est singulièrement exagérée dans les cas dont nous parlons.

Les lésions anatomiques présentées par l’animal qui a succombé aux inhalations d’éther formique, n’ont guère différé de celles que déterminent les autres éthers. Ici, comme toujours, j'ai trouvé l’injection des méninges excessivement prononcée au niveau du sillon qui sépare le bulbe du mésocéphale et se prolongeant en partie sur l’un et l’autre de ces organes. On sait que le nœud vital,

Le pouls nous a offert des variations remarqua-

le principe de l'existence, n’est pas éloigné de ce

point. La distension des vaisseaux y provoque une compression qui doit être beaucoup plus-forte pen-

dant la vie qu’on ne peut l’apprécier quand la cir-

culation est arrêtée. Gette compression ne pourraitelle pas concourir à amener la mort, et peut-être même suffire pour la provoquer ?

ARTICLE V

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