‹ Des effets physiologiques et thérapeutiques des éthersChapitre 26 sur 48 · ACTION DE L’ÉTHER CHLORHYDRIQUE · texte numérisé non relu

ACTION DE L’ÉTHER CHLORHYDRIQUE

Après l’éther sulfurique, l’éther chlorhydrique estun de ceux sur lesquels l'attention des physiologistes s’est le plus portée.

M. Flourens l’a fait respirer trois fois à des chiens ; dans la première expérience l'animal succomba, mais accidentellement.

Dans la deuxième et la troisième. l’éthérisme complet fut amené en 12 minutes. On observa les mêmes phénomènes qu’avec l’éther sulfurique ; seulement, ces phénomènes se développèrent plus rapidement et disparurent aussi avec plus de promptitude.

Dans la Gazette médicale de Strasbourg, du 20 février, M. le professeur Sédillot rapporte les résultats de son expérience sur l'ether chlorhydrique. Voici comment il s'exprime : « Nous avons expérimentalement employé l’éther chlorhydrique avec

M. Oberlin, et les phénomènes d’engourdissement,

d’assoupissement et de stupeur furent les mêmes qu'avec l’éther sulfurique. »

Quant aux lésions anatomiques que cet éther peut déterminer, M. Flourens a signalé la coloration du sang qui reste beaucoup plus rouge que lorsque l’animala succombé aux inhalations d’éther sulfurique.

Les résultats de M. Flourens, on le voit, ne sont pas tout à fait conformes à ceux de MM. Sédillot et Oberlin; il me semble même que M. Flourens tire des faits qu’il rapporte une déduction un peu hasardée. 11 dit que l’éthérisme complet peut se développer en 12 minutes sous l'influence de léther chlorhydrique et qu'il est plus rapide que celui que déterminent les inhalations d’éther sulfurique ; mais dans ce dernier cas le développement complet du collapsus éthéré exige-t-il donc 12 minutes ? n’est-il pas habituellement arrivé à son summum en 6 à 8 minutes? et M. Flourens ne l’établit-il pas lui-même dans ses précédentes communications ?

Or, puisque l’éthérisme chlorhydrique est plus prompt à se manifester que celui de l’éther sulfurique, c’est doncen moins de 6 à 8 minutes qu’on doit l’observer.

Les résultats du professeur Heyfelder confirment du reste cette assertion, ils coïncident avec ceux de M. Sédillot et ceux de M. Flourens quant à cette conclusion que l’éthérisme chlorhydrique est

de même nature, mais plus rapide à se manifester que l'éthérisme sulfurique.

ARTICLE VI

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