‹ Des effets physiologiques et thérapeutiques des éthersChapitre 4 sur 48 · EFFETS DES INHALATIONS ÉTHÉRÉES SUR LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

EFFETS DES INHALATIONS ÉTHÉRÉES SUR LES ANIMAUX

Lorsqu'on fait respirer à des chiens de l'air chargé de vapeurs d’éther, on éprouve de leur part une vive résistance au commencement de l’expérience, mais on ne constate jamais chez eux ces efforts de toux qui sont si fréquents chez l’homme. Cela me porterait à croire que leur muqueuse pulmonaire jouit d’une sensibilité moins exquise que la nôtre.

Bientôt, ces animaux tombent sur le côté ; encore

sensibles à la douleur, ils ne réagissent contre elle que par des mouvements désordonnés et sans but ; ces mouvements eux-mêmes ne tardent pas à devenir impossibles et l'animal immobile ne vit que par ses fonctions végétatives. Les changements que présentent le pouls et la respiration, sont les mémes que chez l’homme.

Le caractère essentiel de l’éthérisme chez les animaux, c’est la régularité Constante de son développement, la succession uniforme et presque toujours identique de ses phénomènes. I] ne présente jamais ces variétés infinies, qu'on observe sur les malades ou les expérimentateurs qui se soumettent à l’action de l’éther.

ARTICLE III

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