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DIVISION DES PHÉNOMÈNES DE L’ÉTHÉRISME

Dés les premières expériences qui ont été faites sur l’homme et les animaux, les physiologistes et les chirurgiens ont tâché de grouper d’une manière régulière et méthodique les lésions fonctionnelles qui nous révèlent les diverses phases de l'influence envahissante de l’éther.

Tous ont reconnu cette agitation passagère qui résulte du premier contact de la vapeur inhalée, tous ont admis aussi une première période d’excilation. C’est dans cette période qu’on observe les accès de toux, la suractivité intellectuelle, qui

se traduit par la loquacité, l’hilarité, le délire, etc.

Pour M. Jobert, la seconde période correspondrait à l’engourdissement de la sensibilité, et la troisième à la stupeur complète.

M. Blandin prend aussi pour bases de sa classification les altérations successives de la sensibilité, Dans la première période, les malades sentent; ils sentent peu dans la seconde, et dans la troisième l’insensibilité est complète.

M. Longet reconnaît quatre périodes dans l’éthérisation; à chacune se rapporte laltération spéciale d’une portion du système cérébro-spinal : 4° période : éthérisation des lobes cérébraux et du cervelet ; 2° période : éthérisation de la protubérance annulaire , de la moelle épinière et du bulbe rachidien, comme agents de transmission des principes moteur et sensitif ; 3° période : éthérisation de la moelle et du bulbe, comme centres du pouvoir réflexe; 4° période : éthérisation du bulbe, comme organe procréateur et coordinateur du principe des mouvements respiratoires. Cette période entraîne nécessairement la mort.

En donnant à ces périodes en quelque sorte anatomiques leur traduction physiologique, nous trouvons que M. Longet établit la disparition successive : 4° de l'intelligence et du principe coordinateur des mouvements; 2° des principes moteur et sensitif, et du pouvoir qu'ils ont d’être transmis ;

3 du pouvoir réflexe de la moelle et du bulbe ; h° du principe respiratoire, et par CONS REnE du principe vital (1).

Cette division est très-exacte : elle joint à la rigueur anatomique une interprétation fidèle des manifestations physiologiques; mais elle ne peut s'appliquer qu’aux animaux, et M. Longet n’a pas eu la prétention de déterminer l’ordre et la succession des diverses phases de l’éthérisation chez l’homme. À très-peu de différences près, elle est la même que celle qu’a donnée M. Flourens (2).

Quant aux classifications de MM. Jobert et Blandin, elles peuvent s'adapter à la généralité des cas, mais elles sont loin de les embrasser tous. Les phénomènes que déterminent les inhalations d’éther présentent la plus grande variabilité dans leur ordre d'apparition; ils s’intervertissent at se succèdent avec une capricieuse irrégularité et se refusent à toute division méthodique.

ARTICLE IV

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