‹ Des effets physiologiques et thérapeutiques des éthersChapitre 8 sur 48 · ACTION DIRECTE DE L’ÉTHER SULFURIQUE SUR LE TISSU NERVEUX · texte numérisé non relu

ACTION DIRECTE DE L’ÉTHER SULFURIQUE SUR LE TISSU NERVEUX

M. Serres et M. Flourens ont parfaitement indiqué toutes les altérations fonctionnelles qui résultent de lapplication de l’éther, sur les troncs nerveux mixtes. M. Longet, tout en confirmant leurs recherches, a mis dans l’exposition des faits observés, un ordre et une clarté qui donnent une idée très-exacte de ce qui se produit. Je ne puis mieux faire que de résumer ses conclusions.

« Trois degrés dans l’action directe de l’éther sur le tissu nerveux :

« Dans un premier degré de cette éthérisation directe qui apparaît au bout d’une minute et demie

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environ chez les chiens et les lapins, le cordon nerveux (sciatique) quoique absolument insensible dans les points indiqués, a encore le pouvoir de faire contracter volontairement les muscles qu’ilanime.» Ces résultats sont vérifiés à l’aide des courants électriques. M. Longet préfère toujours l'irritation galvanique à l’irritation mécanique ; elle n’a pas l'inconvénient grave de désorganiser la pulpe nerveuse que l’on veut faire réagir.

Le second degré se manifeste après une éthérisation de trois ou quatre minutes. Le nerf, restant toujours insensible, perd sa faculté motrice volon= taire, son excitabilité seule lui reste. Il possède donc toujours cette propriété, en vertu de laquelle il peut traduire par des contractions musculaires indépendantes de la volonté, les irritations artificielles portées sur son tissu. Cette propriété, il la conserve dans tous les points de son trajet.

Dans le troisième degré, ceite excitabilité subit le même sort que les autres propriétés du nerf : elle disparaît; plus de réaction motrice sous l’action directe ou inverse du fluide galvanique. Le nerf a conservé sa forme et son volume; mais il est aussi impuissant que s’il avait été contus, brûlé, fortement comprimé ou désorganisé par un agent chimique.

Toutes les périodes que je viens de décrire ne sont que les diverses phases de l’action chimique de l’éther sur le tissu nerveux. Les fibrilles les plus

superficielles seules sont d’abord atteintes et les plus profondes sont encore intactes. Peu à peu le fluide s’insinue jusqu’au centre du cordon qu’il environne , et bientôt le nerf est mort dans toute son épaisseur. Je chercherai dans le chapitre suivant à apprécier quels sont les changements de structure qu’il a subis,

ARTICLE VIT

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