‹ Des Éléments Constitutifs de la Science DogmatiqueChapitre 7 sur 23 · LS. 31. — 2I.S · texte numérisé non relu

LS. 31. — 2I.S

lement cette confiance n'exclut pas, comme le croyaient les anciens dogmatistes protestants, une certaine activité spontanée de notre part; elle la présuppose au contraire et n’a garde de rejeter les lumières et les secours de la raison. Sans doute, la révélation qui, suivant la théorie de notre auteur, est en quelque sorte la raison collective, condensée et, jusqu’à un certain point, anticipée, si nous pouvons dire ainsi, d’une époque donnée, sera toujours supérieure à la raison bornée de chaque individu auquel convient la modestie et l’humilité ; mais, en somme, la révélation, comme le dit ailleurs De Wette, correspond à ce que nous pourrions appeler la raison humaine en soi, et on aurait grand tort de supposer entre elles un abîme imaginaire!. Ici le point de vue de De Wette se dessine nettement : c’est celui du rationalisme, mais d’un rationalisme idéalisé qui s'émpresse de reconnaître les limites de la raison et d'appeler à son secours la foi, c’est-à-dire le sentiment religieux, trop confondu encore, il est vrai, avec le sentiment esthétique.

Un excellent article sur l'esprit de la théologie protestante moderne, inséré dans le recueil des Séudien?, exprime des idées analogues. De Wette y montre que la transformation récente subie par la doctrine chrétienné, loin d’altérer l'essence de la foi, ne porte que sur la forme. Sous le nom de forme, 1l comprend, il est vrai, tout ce qui à rapport au lien de nos pensées et de nos sentiments entre eux. On arrive par deux voies à reconnaître l'importance des diverses manières de concevoir et de formuler les vérités théologiques, savoir, par

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