SI
De 1» «nnsiiHiite que nous a«ûnj de Dieu.
Notre raison nous fournit, dans le noitbre des idées nécessaires, trois notions principales, et autour desquelles gravitent toutes les autres : la substance, la cause on force, l'inBni. Par snbsiance, j'entends )a vie indépendamment de toutes ses manifestations ou qtiali-
SM iûMBina SI t'îUT.
lis : par canBeoQ force, la vio engendrant et Eeperp6< tuant en autrui, et généralement tout ce qui est l'acte d'one création. Par infini, nous comprenons ce qui n'a pointdelimiies.Aceg trois notions, qui ctimplèlent pour nous l'idée abstraite de la vie, il s' en jointtrois autres qui enveloppent la généralité de ses applications : le beau, le bon et le juste. Ainsi je crois la vie une substance douée de force et sans limites. Je la crois capable de beauté , de justice , de bonté ou d'amour. Tel est le nombre restreint de ce que j'appuie les principes, ne comptant parmi eux ni la vérité ni la durée , bien qu'elles soient aussi des idées nécessaires, mais parcs qu'elles ne s'abstrayent pas des autres. Il est impossible en eSéi, que nous concevions la substance, la force, oa l'infini, ou le beau, ou le bon, ou le juste, indépendam* ment de lear vérité et de leur durée , tandis qu'au contraire nons séparons très bien ta substance de la cause, la cause de l'infini, ou desantres principes, et réciproquement pour chacun d'eux.
Si ces principes ne s'éclairaient les uns les antres, ils resteraient stériles, et en nous donnant un vague aperçu de l'Etre, ils ne noQSCOnduiraientjaTnaisà la conception de Dieu. Mais un des effets de leur nécessité, c'est qu'ils portent en nux-méoies leurs conséquences et qu'on ne peut les admettre sans aller plus loin. Dès qu'on les croit, on en voit sortir toute l'harmonie du monde. Par eux nous voyons, nous sentons, nous savons la vie, mais nous savons qu'elle est force ou cause : CPtie cause est-elle éternelle ou produite? qu'plleest infinie ; mais tous les jours , sous nos yeux , le temps , l'espace semblent la borner, oii est donc l'infinit qu'ell* est capable d'une beauté, d'un imour, d'un*
i.Goo'^lc
juB^ce égttement sani bornet, et la laideur, It haine, l'injuBlicci nous Froissent à chaque pas. Oix est donc It via souTerainement belle, souverainement aimante, souverainement justeT Ainsi cherchant l'idéal, l'homme est conduit sur sa voie, et une logique irrésistible lui' démontrant l'absurdité d'une saccession sans commencement, une Fois qu'il possède les principes il ne lui faut qu'un coup d'aile pour monter jusqu'à la vie en soi, cause première, universelle, beauté, charité, justice, éternité et infinité. ■ Et c'est l&Dieu (1). »