‹ Des éléments de l'état ou cinq questions concernant la religion, laChapitre 33 sur 41 · ÉLÉUENTS DE L BT\T · texte numérisé non relu

ÉLÉUENTS DE L BT\T

ment que son ensemble est admirable. Les lois qu'il a instituées sont donc celles qu'il a Jugé les meilleures, et certes, bien que la liberté humaine soit l'unique causa du mal moral, on ne peut pas nier qu'elle est la plus belle, la plus grande, la plus mai^nifique des lois, et qu'elle est aussi l'unique cause de la vertu humaine. Ûais, bien que Dieu ait fait l'homme libre et prévu par là la possiblliië du mal , pourquoi ne s'affligerait-il pas de lui voir accomplir notre funeste création : celledu vice et du crime? Un père propose à son Sis deux voies : l'une que l'honneur a ouverte, l'autre que la honte aplanit. Il ne veut user que de conseil , parce qu'il sait que la contrainte morale est le pire des despoiisraes et des abniiiasemenlB ; mais croit^on qu'il ne versera pas des larmes amères s'il voit que son fils s'engage dans le mauvais chemin. Il en est de même de Dieu. L'humanité qui l'adore sent quelque chose d'immense en charité dans cet être immense. Elle sent qu'il soulTre de ses erreurs, et c'est là un de ses puissant» soutiens dans l'honnête. Les théocrates , qai veulent toujours faire peur, crient aux peuples : Le vice ofFense Dieu. Abstirâité ! Dieu offensé I L'humanité offensante I II faut leur dire : Dieu en souffre, et jugez quelle est sa souffrance puisqu'elle est proportionnée à son infinité. Sans douta celte souffrance n'a pas, comme dans les ànies humaines, l'influence destructive et flétrissante; elle' n'été rieii à l'éternel de sa force invulnérable, mais il sent la douleur, c'est-à-dire que lui qui est toute la vie comprend nécessairement cette Faculté de notre vie, ce don de la pitié gratuite, suscitée en notre cœur par le malheur d'autrui.

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QUESTION PHIIOSOPMIQVE. 373

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