PS
autre de ses malades, une mitrale, fit au cours du traitement, une nouvelle crise rhumatismale avec poussée d'endocardile aiguë : il n'y eût pas d'aggravation du fait du pneumothorax. Dans sa statistique, Prévost relève une insuffisance mitrale bien tolérée.
Un de nos malades (obs. 11) était atteint de maladie mitrale d'origme rhumatismale ; le pneumothorax fut chez lui très bien supporté pendant 2 mois, jusqu’au jour où survint une perforation pulmonaire grave avec pleurésie purulente d'emblée, secondairement ouverte à la peau ; à une période avancée, ce malade présenta des signes certains de défaillance cardiaque.
Aussi, l'existence d'une cardiopathie, même bien compensée, laisse, nous semble-t-1}, planer la menace d’accidents cardiaques susceptibles de mettre un obstacle à la continuation de la cure par le pneumothorax.
c) Les affections rénales, l'albuminurie, l'hypertension.
Ce sont des conditions défavorables au succès de la collapsothérapie. Nous n’en voulons pour preuve que les résultats défavorables chez la malade de l'observation 10, qui présentait, en même temps que des signes de tuberculose évolutive du sommet droit, de l’albuminurie (intermittente il est vrai) et une hypertension artérielle modérée (16/11). Cette malade réclamait le pneumothorax que l'on hésitait à pratiquer chez elle. Trois mois après le début du traitement, elle mourait avec des accidents d’anoxémie tardive et de collapsus cardiaque et l'autopsie montrait l'existence d'une thrombose intracardiaque du ventricule droit ; les reins présentaient des
lésions importantes de néphrite.
ENS fine