SERGE REE
culaire : respiration rude, granuleuse, sans adventices nets (obs. 35, 41, 125, etc...).
Parfois, en l’absence de toute anomalie aux rayons X, l’auscultation a révélé à la partie interne de la fosse susépineuse, et à ce niveau seulement, quelques bruits adventices fins, retrouvés non modifiés à des examens ultérieurs, dont nous reparlerons. Il était difficile de dire s'il s'agissait de bruits transmis. Ces cas rentrent également dans le groupe des unilatéraux douteux.
Nous comptons, pour la forme qui nous occupe, 95 cas (exception faite des formes fibro-caséeuses hémoptoïques). Parmi ces 95 malades, 5 ont été perdus de vue: sur un autre les renseignements oblenus sont insuffisants : c'est donc à propos de 89 malades que nous oblte- .NOPS :
Unilatéraux : 61.
Unilatéraux douteux: 24.
Bilatéraux d'évolution simple : 4.
Dans les 2 premiers groupes nous avons :
Insuecès stationnaires, aggrayés, décédés
“Guérisons” | Améliorations
Unilatéraux K— 995 29—36 ° 34— 5580 D | 2 11184 55,86), - Unilatéraux douteux | 3—12,5
Au total : 44,2 % de cas favorables chez les unilatéraux.
37,5 % de cas favorables chez les unilatéraux douteux.
Mit
On peut être étonné de voir que le taux des « guérisons » est nettement supérieur chez les unilatéraux douteux. Mais si nous tenons compte des formes hémoptoïques, l'écart entre les pourcentages des guéris s’atténue. D'autre part, le taux des améliorés, seul groupe dans lequel nous avons classé tous les résultats favorables depuis le 1* janvier 1927, est beaucoup plus fort chez les unilatéraux que chez les unilatéraux douteux Il y a donc lieu de prévoir que des « améliorés » sortiront un plus grand nombre de « guéris » unilatéraux que de « guéris » unilatéraux douteux. Pour ces raisons, nous ne croyons pas devoir accorder aux pourcentages respectifs des guérisons (1) la valeur indiquée par les chiffres.
Par contre, si nous envisageons dans leur ensemble les cas favorables, nous voyons que leur taux est supérieur chez les unilatéraux.
Chez les bilatéraux d'évolution simple (unilatéralité évolutive), peu nombreux (4), nous avons 75 % d’insuccès contre 25 % d'améliorations.
Pour nous résumer, nous dirons que :
1°) le pronostic est d'autant meilleur que l’unilatéralité est plus rigoureuse ;
2°) le pronostic demeure encore bon dans le cas d'unilatéralité relative ;
3°) les unilatéraux d'évolution restent susceptibles de fournir des résultats favorables (au mioins immédiats).
(1) Evidemment il ne peut s’agir que de guérison clinique.
c) La tendance évolutive.
Les formes chroniques que nous étudions (ulcéro-caséeuses et ulcéro-fibreuses extensives ou simplement fibro-caséeuses) évoluent ordinairement, c'est un fait bien connu, par poussées successives survenant sur un fond de marche ralentie. Chacune d'elles s’accompagnant d'une aggravalion des troubles généraux et fonctionnels, marque son passage par une nouvelle atteinte du poumon que traduisent l'extension des signes physiques et radiologiques. Selon que ces poussées se succèdent fréquemment ou au contraire ne manifestent qu'une faible tendance à se répéter, la maladie revêtira un caractère évolutif variable.
Pratiquement, le pneumothorax s'adresse aux formes évolutives; mais, comme la tendance évolutive se rencontre à des degrés divers, 1l importe, pour le pronostic, d'apprécier l'intensité du processus. C'est surtout par l’aggravation des troubles généraux et fonctionnels que se Juge la tendance évolutive fâcheuse de la maladie : la fièvre élevée, continue ou à oscillations, l'amaigrissement marqué et progressif, l’adynamie, la pâleur, l'hypotension artérielle permanente, la tachycardie caractérisent des formes très évolutives et, plus que des signes physiques étendus, font mal augurer de l'avenir.
Nous distinguerons parmi les 89 cas mentionnés précédemment :
1°) les cas à tendance évolutive très accusée; Pallesicas » » moyennement accusée;
3°) les cas » » faible.