‹ Des éléments de pronostic chez les tuberculeux-pulmonaires traités par le pneumothorax artificielChapitre 31 sur 51 · SYMPTOMES FONCTIONNELS ET GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

SYMPTOMES FONCTIONNELS ET GÉNÉRAUX

Ce sont les premiers influencés. Trois éventualités peuvent se produire :

1°) 1% éventualité : leur disparition est rapide et ils ne réapparaissent pas. Des signes généraux, c'est la

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courbe thermique qui est d'abord influencée ; avec les premières insufflations l'apyrexie est obtenue, les sueurs disparaissent, l'appétit renaît, le poids ‘n'augmentant que plus tard. (En particulier dans les obs. 5 et 45, au bout de trois à quatre jours la courbe thermique — oscillante — retombe à la normale et l'apyrexie reste définitive : les cas de ce genre sont, en définitive, assez rares.). La toux s'atténue rapidement, disparaît, en même temps que l'expectoration se tarit, parfois aprè; une phase très courte d'augmentation. Lorsque cette disparition des signes fonctionnels et généraux s'avère persistante, le pronostic est bon : le pneumothorax 2 supprimé dès sa constitution les symptômes de nécrobiose suppurative dont relevaient les troubles observés. La plupart des malades « guéris » ou très améliorés de notre stalistique ont présenté cette amélioration immédiate et durable de leur état général et fonctionnel. Si des complications, toujours à redouter, viennent trop souvent réduire à néant les espérances qu'avait fait naïire l'excellence des résultats acquis depuis un temps déjà long (pleurésie purulente après plus de 2 ans dans l'observation 61, bilatéralisation tardive dans l’observation 79, etc...), il n'en reste pas moins que les chances de succès sont plus grandes chez les malades rapidement améliorés.

2°) > évenlualité : Leur disparition est plus lente, mas elle s'accomplit. Dans ces cas on voit le plus souvent la courbe thermique s’abaisser, prendre une allure plus régulière, mais l'apyrexie n’est obtenue qu'au boul de quelques semaines ou davantage, ou bien ce sont les signes fonctionnels qui ne s’amendent qu'avec lenteur.

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Assez souvent celte amélioration lente relève de la réalisation imparfaite du pneumothorax (observations 42, 43, etc.) : 11 suffit alors que celui-ci se complète pour que disparaissent totalement les signes généraux et fonctionnels (observations 25, 35). Dans d’autres cas, ia lenteur de l'amélioration est due à l'existence d'un foyer secondaire, connue dans l'observation 41 : les râles fins observés au sommet opposé paraissent expliquer la chute incomplète de la fièvre ; plus tard, quand l'état de la malade s’est encore amélioré, on ne les retrouve plus. Nombreuses d’ailleurs sont les causes qui peuvent rendre compte de la disparition plus lente des signes généraux et fonctionnels : les pressions employées sont insuffisantes ; il peut s'agir d’une forme toxémique ; la persistance d'un foyer actif dans un poumon bien collabé explique parfois la persistance d’un état subfébrile, le pneumothorax agissant « plus rapidement sur la fièvre septique que sur la fièvre tuberculeuse ». Maïs, bien qu'elle soit tardive, l'amélioration escomptée s'opère et se maintient : le pronostic reste alors favorable. Dans un de nos cas (obs. 25), à la persistance d’un état subfébrile se surajoutait, 2 mois après la création du pneumothorax, une laryngite tuberculeuse légère ; celle-ci guérit après la disparition complète de la fièvre ; l'état de la malade demeure bon depuis 6 ans.

3°) 4 éventualité : après ou sans amélioralion passagère les signes fonctionnels généraux persistent accusés: la courbe thermique se maintient élevée ou bien la fièvre se rallume, les signes de toxémie s’accusent ; le pronostic est alors mauvais même si le pneumothorax est techniquement bon. Le plus souvent l'inefficacité du

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