‹ Des éléments de pronostic chez les tuberculeux-pulmonaires traités par le pneumothorax artificielChapitre 34 sur 51 · II. LA BILATÉRALISATION DES LÉSIONS · texte numérisé non relu

II. LA BILATÉRALISATION DES LÉSIONS

La bilatéralisation secondaire par sa fréquence et sa gravité apparaît comme la complication la plus redou-

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table. Si nous envisageons par exemple ce que sont devenus 22 de nos malades traités il y a plus d’un an (de novembre 1927 à novembre 1928), nous constatons que 7 d'entre eux sont morts et tous du fait de la bilatéralisation de leurs lésions; tout au plus pourrait-on admettre pour l’un d'eux que l'issue fatale a été précipitée par l'atteinte de l'intestin. Parmi les 15 survivants, 2 sont menacés par l’attemte du poumon homologue.

Recherchant cette complication chez 559 malades traités par le pneumothorax de 1911 à 1924, Chabaud en 1925 la retrouve dans un peu plus de 25 % des cas. Pissavy fait toutefois observer que le taux fourni par Chabaud ne vaut que pour une moyenne de 35 mois de traitement, qu'à une observation plus prolongée, ce pourcentage de bilatéralisation doit être dépassé et qu'enfin il n’a pas une valeur absolue, un certain nombre de malades décédés rapidement n'ayant pas eu le temps de se bilatéraliser. Les résultats que nous donnons sont Justiciables des mêmes observations.

Sur 135 cas, 119 peuvent être retenus qui fournissent 49 bilatéralisations, soit un pourcentage global de 41,17 %.

Il ne nous semble pas que les « unilatéraux relatifs » ou « douteux » soient beaucoup plus atteints que les unilatéraux:

a) chez 81 unilatéraux, la bilatéralisation se produit 33 fois, soit dans 40,74 % des cas.

b) chez 34 « unilatéraux douteux », la bilatéralisation se produit 14 fois, soit 41,17 % des cas.

rues

Enfin chez 2 malades bilatéraux (sur 4), les lésions du poumon opposé prennent une allure évolutive accusée.

Dans 47 cas il a été possible de déterminer avec assez de précision la date à laquelle s'est manifestée la bilaiéralisation. Nous obtenons :

entre 0 et 6 mois de traitement : 16 cas POS Pt 1279 » 12 cas ». 1 et 2 ans » 10 cas après 2 ans » 7 cas après 3 ans » 2 cas

C'est donc pendant les premiers temps du traitement que la bilatéralisation est la plus fréquente ; dans 1/3 des cas elle survient avant 6 mois et dans plus de 50 % des cas avant un an (59,6 %). Pendant la 2° année, elle devient plus rare (21,3 %), mais nous ne la rencontrons exceptionnellement qu'après 3 ans (2 cas sur 47 rapportés ici). Ceci nous amène à conclure comme Chabaud que : la bilatéralisation est une complication des 3 premières années, elle est particulièrement fréquente au cours de la 1 année (plus de la moitié des cas) ; après 3 ans elle est pratiquement inexistante. Telle est d’ailleurs l'opinion généralement admise et donnée il y à longtemps par Dumarest.

Si nous plaçons maintenant nos 49 cas dans les 3 groupes déjà distingués « très évolutifs », « moyennement évolutifs », « faiblement évolutifs » d’où 1ls proviennent, nous aboutirons aux pourcentages suivants :

a) tendance évolutive très accusée : 74,3 % de bila-

féralisation.

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