‹ Des éléments de pronostic chez les tuberculeux-pulmonaires traités par le pneumothorax artificielChapitre 35 sur 51 · MORE CN · texte numérisé non relu

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-b) tendance évolutive moyennement accusée: 40,33 %.

c) tendance évolutive faiblement accusée : 10,8 %.

Les chances de bilatéralisation apparaissent donc particulièrement élevées dans les formes aiguës et subaiguës, les malades ne conservant qu'une chance sur quatre d'échapper à cette complication. Les formes moyennement évolutives fournissent un taux de bilatéralisation égal, ou à peu près, au taux global. Les formes torpides, faiblement évolutives, ne payent qu'un faible tribut à la bilatéralisation. La grandeur de l'écart entre les pourcentages obtenus dans chacun de ces groupes nous permet d'insister une fois de plus sur l'importance pronostique qu'il faut accorder à ce facteur : la tendance évolutive.

Il nous semble en outre que la pleurésie du pneumothorax favorise parfois la bilatéralisation, sans doute, comme le signale Dumarest, « par l’affaiblissement de l'état général qu'elle occasionne ».

Peut-on, quand s’est révélée l'atteinte du poumon opposé, apprécier assez exactement son caractère de gravité ? En dehors des indications fournies par l'état général et fonctionnel, la radiologie permettrait, d’après Chabaud, des constatations précieuses pour le pronostic. Envisageant la topographie des lésions, il distingue:

a) des formes disséminées, à maximum de densification hilaire, ou sans systématisation apparente. Ce sont les formes les plus nombreuses et aussi les plus rapidement évolutives : elles peuvent entraîner la mort en quelques semaines.

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b) des formes lobaires, graves, mais de pronostic moins sévère ; elles se stabilisent parfois ou même peuvent régresser. Chabaud ne les à rencontrées que chez de Jeunes malades.

c) des formes localisées, à prédominance scissurale ou à répartition sus ou sous-claviculaire. Ce sont les formes les moins graves, elles peuvent guérir par restitutio ad integrum après un temps variable, rester localisées, ce qui serait le cas le plus fréquent, ou être à l’origine d'un essaimage secondaire. |

Le pronostic n'apparaît donc pas fatal dans tous les cas, notamment lorsqu'il s’agit de localisations scissurales. «Lorsque survient au cours du pneumothorax arlificiel une évolution du poumon opposé, tout espoir n'est pas perdu, écrit Küss ; nous avons vu, à plusieurs reprises des poussées inquiétantes avec fièvre et développement rapide de lésions jeunes, être enrayées définitivement par l'immobilisation au lt, le pneumothorax étant entretenu avec faible pression juste suffisante, le malade se résignant à ces conditions sévères. de traitement pendant un temps prolongé. »

En dehors de la cure sévère, dont parle Küss, reste la ressource du pneumothorax bilatéral. Cette thérapeu- ‘tique, qui comporte plus de risques que le pneumothorax unilatéral, a pu donner des résultats intéressants. Sur 5 malades traités par le double pneumothorax (obs. 18, 20; 31, 52, 58), nous constatons que 4 ont survécu environ une année à la création du 2° pneumothorax ; le 5° (obs. 18) est encore vivant, mais son état est très mauvais. En somme nos résultats ne sont pas brillants.

La très grande majorité de nos bilatéralisés sont morts ou restent aggravés. Quelques-uns, rares, conservent un assez bon état général (obs. 114) ou demeurent stationnaires (obs. 67, etc.). Un pointage rapide nous montre que le pourcentage des cas défavorables dépasse celui de 83,30 % donné par Prévost dans sa thèse.

Nous ne pouvons qu'être frappés par le grand nombre des bilatéralisations survenues chez nos malades, le taux en est supérieur à celui fourni par la plupart des statistiques. C’est que, nous semble-t-il, du fait de leur condition sociale, un bon nombre d’entre eux n’ont pu associer autant et aussi longtemps qu'il eût été désirable, la cure hygiéno-diététique à la cure par le pneumothorax. Cela tient sans doute aussi à ce que notre statistique, étant une statistique hospitalière, renferme beaucoup de formes aiguës ou subaiguës de pronostic défavorable.

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