‹ Des éléments de pronostic chez les tuberculeux-pulmonaires traités par le pneumothorax artificielChapitre 9 sur 51 · L'AGE · texte numérisé non relu

L'AGE

C'est chez les adultes jeunes que le pneumothorax compte le plus de succès. Naveau, faisant élat d'une importante statistique, arrive à cette conclusion que la période la plus favorable s'étend de 19 à 26 ans. Elargissant un peu ces limites, nous admettons que c'est entre 19 et 30 ans que le pneumothorax comporte le meilleur pronostic.

Chez l'enfant, de bons résultats ont été obtenus. Nous n'avons pas sur ce point d'opinion personnelle. Pour Léon Bernard, les résultats obtenus chez l'enfant se comparent à ceux obtenus chez l'adulte. Armand-Delille se basant sur plus de 200 observations d'enfants (dont quel-

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que-unes se rapportent même à des nourrissons) trailés par la collapsothérapie, au cours de 4 années, n'accuse que 7 pour 100 de décès. Parmi les nombreux survivants plus de la moitié n'ont ni fièvre ni toux ni expectoration et se développent normalement. Un certain nombre paraissent guéris complètement. L'auteur estime que livrés à l’évolution spontanée de leur affection, 70 pour 100 des sujets traités seraient déjà morts. En outre, les complications pleurales seraient moins fréquentes chez l’enfant (épanchement séro-fibrineux dans 25 pour 100 des cas). Eliaskerg et Cahn, Stolkind obtiennent également des succès encourageants. Les résultats publiés par Babonneix, Denoyelle, Péhu et Cordier sont cependant moins favorables.

Il semble, en définitive, que le pneumothorax, à la condition d’être installé assez précocement, soit aussi efficace chez l'enfant que chez l'adulte.

Chez les gens âgés, les conditions favorables sont plus rares. La plus grande fréquence des formes fibreuses denses explique que le pneumothorax soit moins souvent efficace ; la plus grande fréquence des adhérences met plus souvent obstacle au décollement pleural. En outre, après l'installation du pneumothorax, les troubles dyspnéiques, les menaces d'accidents cardiaques se retrouvent plus souvent. Aussi doit-on poser moins facilement l'indication du pneumothorax après 40 ans.

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Le sexe compte peu dans les facteurs de pronostic. Prévost trouve un pourcentage de guérisons et d’amé-

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lorations un peu plus fort chez les hommes, s’accordant en cela avec l'opinion généralement admise. Pour nous, dans la clientèle hospitalière, c’est le contraire qui se produit : les résultats sont plus favorables chez les femmes. Cela tient, semble-t-il, à la plus grande docilité de ‘ces dernières qui se soignent mieux et peut-être aussi à des conditions de vie moins pénible. D'autre part, il faut remarquer que les hommes de la clientèle hospitalière sont le plus souvent des alcooliques.

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