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suffisance urinaire et, si celle-ci existe, déceler son origine rénale ou extra-rénale. C’est en ne voulañt examiner que l'insuffisance d’ordre rénal, que les auteurs classiques éliminaient de toute exploration les sujets œdémateux, hépatiques, cardiaques ou atteints de troubles neuro-végétatifs.
Ainsi, étaient éliminées, semblait-il, toutes insuffisances d'ordre extra-rénal. Mais, à notre avis, outre l'intérêt capital de connaître celles-ci comme celles-là, nos recherches nous ont prouvé la difficulté quasi-insurmontable d'éliminer totalement les facteurs extra-rénaux qui influencent toutes explorations quelle qu’elles soient.
Les mécanismes organiques sont trop dépendants les uns des autres et, surtout, les fonctions rénales vis-à-vis de certaines autres fonctions organiques, pour conserver l’illusion de pouvoir complètement les isoler.
L’exploration rénale d’avenir est donc celle capable d'enregistrer toutes insuffisances urinaires et d'en montrer les causes rénales et extra-rénales. Cette exploration est alors applicable à tous les cas cliniques. La faveur dont jouissent actuellement les épreuves de diurèse provoquée n’a pas d’autre raison que de tendre vers cet idéal.
L'étude comparée des facteurs uréïques, dans le cadre de la constante d'AMBARD, va nous donner des résultats souvent comparables. Tout compte fait, leur interprétation — quoique nécessitant discussion — en est possible et leur application plus pratique et plus rapide.
C'est l'esprit guidé vers ce but que nous avons appliqué notre exploration des éliminations rénales à tous les cas cliniques soupçonnables d'insuffisance urinaire, afin de dé-. terminer les renseignements que peuvent nous fournir l'étude de l'élimination uréïque.
Pour interpréter d’un mot les états rénaux que nous eqwe#e#s allons rencontrer il y a, pour nous, nécessité d’une classification basée sur les
considérations précédentes.
Nous avons distingué les cas cliniques selon la présence ou non d'insuffisance urinaire.
S'il y a insuffisance urinaire, elle peut être dûe : 1° À des troubles fonctionnels de cause supra-rénale ;
2° A des troubles fonctionnels par altération du parenchyme rénal ;
3° Aux deux causes précédentes associées.
S’il y a des fonctions urinaires suffisantes, il peut s'agir: 1° De reins sains ;
2° De reins sains qui, par hyperfonctionnement, compensent l'existence de facteurs extra-rénaux d’insuitisance urinaire ;
3° De reins lésés à lésion compensée.
a) Par hyperfonction du parenchyme restant, si la lésion est insulaire et qu'il y ait hypertrophie compensatrice du parenchyme sain ou
b) Par hyperfonction d’ordre extra-rénal si les reins atteints globalement voient leur fonctionnement assuré par des phénomènes de suppléance extrarénal : cas extrêmement fréquent qui entraîne des conclusions thérapeutiques importantes.
Il nous faut une terminologie précise de tous ces cas cliniques. Nous proposons la classification suivante des états fonctionnels rénaux :
1° Etat fonctionnel rénal modifié par causes supra-rénales: S Y NDRÔMES PARA-RÉNAUX
Dans notre étude, si les éliminations uréïques sont suffisantes, nous convenons de dire: syndrôme para-rénal compensé. |
Si les éliminations uréiques sont insuffisantes: syndrôme para-rénal décompensé.
Dans le cas où les insuffisances fonctionnelles para-rénales ont provoqué l'apparition de signes urinaires: albumine-hématies, etc, nous avons ici des termes de passage avec la catégorie des néphropathies d’origine para-rénale.
2° Syndrômes fonctionnels rénaux avec lésions rénales : NÉPHRITES
Qui, selon la clinique, pourront être classées comme aigües, Sub-aigües, chroniques.
Si les éliminations uréïques sont suffisantes, elles seront dites « néphrites compensées », parmi elles sont les néphropathies simples de Rathery.
S'il y a insuffisance des fonctions uréïques, elles seront dites « néphrites décompensées », néphrites de Rathery, qui peuvent être dissociées ou mixtes.
3° Syndrômes rénaux de causes associées rénales et pararénales. Nous dirons NÉPHROPATHIES COMPLEXES