‹ Des embolies pulmonairesChapitre 12 sur 49 · GO · texte numérisé non relu

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l'on a vu l'embolie se perforer au centre, et permettre au sang de reprendre ainsi son ancien cours.

Mais ce n'est point impunément qu'une branche importante du tronc pulmonaire peut être tout à coup suspendue de ses fonctions; il n'existe point ici, comme dans d'autres organes, d'anastomoses permettant le rétablissement de la circulation par les collatérales. Les vaisseaux tributaires de l'artère oblitérée s'affaissent; une coagulation fibrineuse ne tarde point à s'y former, et cela d'autant plus promplement que le sujet se trouve plus prédisposé aux coagulations de cette nature, par les causes que nous étudierons plus loin. Le retour subit du sang, par suite du déplacement de l'obstacle , peut donner lieu à de l'apoplexie pulmonaire (obs. 27) ; mais c'est la gangrène qui résulte le plus souvent d'une obstruction pareille, surtout lorsque la branche afférente d'un lobe pulmonaire tout entier se trouve ainsi compromise; aucune voie, en effet, ne se trouve alors ouverte au rétablissement de la circulation.

L'observation suivante en fournit un exemple frappant.

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