OBSERVATION XXVII I
Cancer de l'utérus; compressiou de la veine iliaque gauche ; thrombose et embolie pulruouaire.
Femme de 34 ans, morte d'un cancer de l'utérus, dans le service de clinique chirurgicale.
La matrice, qui offrait un développement énorme, avait comprimé la veine iliaque gauche : une coagulation du sang s'était produite en conséquence. En ouvrant la veine cave inférieure, on trouva, vers la partie supérieure, un long caillot unique et décoloré, dont le sommet lisse et légèrement arrondi correspondait au bord postérieur du foie, et dont la base, offrant une surface irrégulière et déchiquetée, descendait à 1 centimètre au-dessous de la veine rénale gauche. II envoyait dans celle-ci un prolongement qui pénétrait jusque dans les divisions de troisième ordre. Ce caillot, qui ne remplissait pas la veine, n'adhérait qu'à la paroi gauche.
A 25 millimètres plus bas, on voyait un autre caillot, dont l'extrémité supérieure était large, arrondie et lisse; il remplissait toute la
(1.) Gazelle hebdomadaire, 1859, p. 216.
portion inférieure de la veine cave, et descendait jusque dans la veine iliaque primitive gauche, pour se terminer dans la fémorale.
L'artère pulmonaire présentait dans deux de ses rameaux un bouchon fibrineux blanc, ferme et résistant, et qui correspondait sous tous les rapports au caillot supérieur de la veine cave. Les branches oblitérées étaient l'artère supérieure du lobe supérieur et l'artère moyenne du lobe inférieur. Le reste du vaisseau ne contenait qu'un» caillot d'origine récente.
Nous croyons pouvoir rapprocher de cette observation (au point de vue étiologique bien entendu) le fait remarquable publié par M. Fritz, sous ce titre : Obturation métastatique des artères pulmonaires (1). Nous allons en donner le résumé :