OBSERVATION XIV
Plaie pénétrante du cœur perforant la paroi du ventricule droit et la cloison inlerventricuiaire; anévrysme faux consécutif; insuffisance valvulaire et hypertrophie ; mort dix ans après.
Maçon ayant reçu un coup de stylet dix ans auparavant; mort avec les symptômes des affections organiques du cœur.
Présentait à l'autopsie, outre l'anévrysme faux consécutif, communiquant avec le ventricule gauche :
l" Autour de l'orilice conduisant dans la cavité de l'anévrysme, un tissu cicatriciel assez épais, sui' une étendue de plusieurs lignes.
20 La valvule mitrale est un peu épaissie et présente queli|ues points ossifiés.
(1) Union médicale, 1858, t. I, p. 125.
:\o Les valvules sijymoïdes de l'aorte |iréseiUeiit chacune sur leur siii-laci- exlerue, loiit près <le leur boid libre, une excroissance offraiiL l'aspeol de clioiix-lleiirs cl surpassanl le volume d'un pois, parFaitemeiil organisées près de leur base ; les (-'onfiosilés sont plus frêles à leur sommet. Pour l'auteur, ces Fongosilés sont évidemment d'origine intlammatoire.
Nous dirons enfin que, d'après M. Bouillaud, M. le D' Desclaux a pu faire naître l'endocardite sur des lapins, en enfonçant une aigaiille dans le cœur de ces animaux (1).
Les olîservations que nous avons rapportées ne présentent g-énéralement pas de g-rands développements sur le sujet qui nous occupe. Toutefois, on peut s'assurer que l'endocardite traumatique ne difTère en rien de l'endocardite aig'uë ordinaire. Les caractères anatomiques sont les mêmes. Quant à son orig-ine, elle succède et coïncide avec l'inflammation soit du péricarde^ soit du tissu musculaire du cœur.
(!) Toutefois, ajoutons que Lebcrt (*) a fait deux expériences dans lesquelles il a introduit des corps étrangers dans les cavités du cœur, et a essayé d'irriter et de déchirer la membrane interne. Dans aucun cas, à l'autopsie, il n'a trouvé trace d'endocardite.
(*) A/tatomie pathologique, 18."i7.
1866.— Marlineau.