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d’ensemencement ; sur le tube de gélatine du 11 septembre même aspect que
le 20 septembre. Sur le tube d’agar du 11 septembre même aspect aussi.
Le tube à l’uro-gélatine, et les tubes à la pepto-gélatine du 24 septembre pré-
sentaient le 4 octobre le même aspect que le 30 septembre.
L'examen de la partie liquéfiée du tube de gélatine-peptoné du 9 septembre sur lamelle après coloration faible au violet de méthyle à l’eau; cette lamelle posée sur une lame creuse glycérinée à son pourtour, dénote nettement la présence de cocci encore vivants le 4 octobre. Ces cocci sont disposés en diplocoques, d’autres en chaînettes, plusieurs isolés. Leurs mouvements s’effectuent sur place. Ils sont oscillatoires et rotatoires.
Le 5. Se servant d'un spéculum er verre stérilisé, on injecte dans le vagin d’une lapine au moyen d’un compte-goutte stérilisé aussi du liquide provenant du tube gélatiné du 9 septembre. On place ensuite à demeure dans le vagin de la lapineun tampon d’ouate hydrophile.
Le 7 octobre Mme Bout... revient se montrer au spéculum : lulcération du col est presque entièrement guérie. Il y a encore un peu de catarrhe du col sous forme d’une glaire opaline. L'examen microscopique de celle-ci dénote l'absence absolue de micro-organismes, quelques cellules vaginales et quelques globules de pus. Le 10 octobre. La lapine présente de la fièvre; en même temps, vaginite très accentuée, gonflement, rougeur de la vulve phlyctènes purulentes au pourtour de celle-ci. L'introduction du spéculum paraît fort douloureuse liquide muco-purulent par le vagin. Ce liquide examiné présente des cocci en abondance, et des cellules à gonocoques. Deux tubes à la peptogélatine sont ensemencés l’un avec son liquide utéro-vaginal ; Pautre avec son urine.
Le tube du gélatine peptone de Bout... du 9 octobre ne contient que ses cocci immobiles. |
Le 12 octobre la lapine inoculée meurt à 3 h. de l'après midi. Autopsie immédiate : Vagin rouge fortement vascularisé liquide séro-purulent dans le vagin.
Lymphangite utérine. Trainée de fins globules de pus le long du ligament large du côté gauche. Rien à droite, On place lutérus et le ligament large gauche dans l’alcool pur pour pouvoir faire des coupes de ces organes. Le 14 et le 15 octobre, letube à gélatine d'urine de la lapine fait le 10 octobre présente une couche superficielle offrant de gros grains et de petits grains blancs, ainsi que de gros et de petits grains jaunes : les petits grains jaunes forment un fin chevelu dans l’intérieur du tube.
Le tube de gélatine peptone de la lapine, tube ensemencé le 10 octobre avec son liquide utéro-vaginal donne à l’examen le 15 octobre une culture analogue à celle de Bout... du 11 septembre : grains blancs superficiels et filaments composés de petit grains jaunâtres. Le 15 octobre, l'examen de la culture des tubes du gélatine-urine de la lapine (petits points blancs) donne
Ru nf VAN TER des bactéries de diverses formes, les unestrès courtes, et quelques cocci isolés, L'examen des gros grains blanes du même tube donne les mêmes micro- -organismes. La culture du tube gélatine de la même lapine faite avec son liquide utéro-vaginal le 10 octobre dénote la présence de bactéries semblables. Le 23 octobre le tube 2 de gélatine avec lequel on avait fait cinq ensemence-
ments avec le tube 1 le 23 septembre présente des points blanchâtres isolés, cocci agglomérés par l’examen sur lamelles. Le 25 octobre, examen de l’urine de
Ja lapine ensemencée le 15 octobre: cocci agglomérés, quelques bactéries
courtes. Le 19 décembre Me Bout..., réexaminée au spéculum présente un catarrhe purement eos à L'ulcération des lèvres est presque entièrement cicatrisée. La malade n’a plus de douleurs, plus de pertes: et ses règles venant à époque fixe durent trois jours.
08s. IL — Endométrite blennorrhagique. — Guérison par la dilala-
tion utérine et les lavages intra-utérins antiseptiques.
Bret... 28 ans, blanchisseuse. Entrée le 4 octobre 1887, salle Chassaignac. Hôpital Bichat service de M. le Dr Terrier.
5 octobre. La malade depuis trois semaines perd abondamment en rouge.
Habituellement mal réglée.
Pas d'enfants.
À eu une première perte il y a quatre ans. Douleurs de ventre et de reins.
Col sain, pas d’ulcération, largement ouvert. Cathétérisme utérin facile. Utérus 9 cent. Ecoulement de sang noir par l’orifice du col,
Lavage intra-utérin au sublimé. Introduction d’une grosse laminaire. Tampons et pansements iodoformés. Gonocoques dans le mucus utérin,
Le 7. Endométrite très franchement catarrhale d’origine blennorrhagique. De nouveau, le mucus utérin examiné contient des gonocoques abondants, cellules à gonocoques très nettes. Ensemencements faits dans tubes d’agar peptonisé et de gélatine peptone.
Utérus largement ouvert.
Introduction d'une grosse laminaire. Peu de catarrhe. Saignement et caillois après la chute de la laminaure.
Le 10. Ablation de la laminaire. Pas de catarrhe pas de sang. Grosse lamipaire.
Le 12. Utérus largement dilaté. Catarrhe muco-purulent abondant du corps de lutirus. Pas d’ulcération. Utérus, 7 cent. Lavage au sublimé intrautérin. Crayon iodoformé.
Les cultures de gonocoques sont très bien prises dans les tubes d’agar et de gélatine peptonisée.
Le 21. Très bon état. Pas de perte. Un peu de catarrhe sanguinolent. Col
tre
sain. Un petit tampon, un crayon d’iodoforme ; un peu de SApnement à l'introduction du tampon.
Le 23. Toujours un peu de catarrhe sanguinolent du corps. Crayon d’iodoforme dans la cavité.
Le 26. Perd encore en blanc. Crayon iodoformé, tampon.
Le 28, Un peu de catarrhe clair. La malade est guérie et quittera l'hôpital demain. Plus de micro-organismes dans son mucus utérin.
Le 30. Encore un peu de catarrhe blanchâtre à l’orifice du col. Pas de douleurs. Crayon iodoformé et tampons. |
8 décembre, La guérison s’est maintenue. La malade a eu ses règles une fois depuis la sortie ; elles ont duré six jours.
Oss. IL. — Endométrite blennorrhagique. — Traitement par la dilatation utérine et le curettage. — Guérison. — Réinoculation blennorrhagique consécutive.
La nommée Era... Blanche, 28 ans, modiste, rue Dauphine 20, entre le 25 mars 1887, salle Chassaignac, lit 29, hôpital Bichat, service du D Terrier.
Réglée à 11 ans. Menstruation s’est établie difficilement et a persisté très irrégulière.
A 16 ans, aménorrhée pendant six mois à la suite d’un refroidissement. Depuis cette époque aucune maladie. Fausse couche de 2 mois 11 y a 8 ans.
Depuis un an 1/2 leucorrhée abondante. Soignée par le D' Julien qui diagnostiqua petit fibrome et l’envoya à l'hôpital Bichat, service du Dr Terrier, où elle entra le 25 juin. Opérée de son fibrome par M. Terrier le 8 juillet. Sortie 5 semaines après, guérie.
Malade entre de nouveau dans le même service, le 25 mars, pour du catarrhe utérin. 11 centimètres à l’hystéromètre. À l’examen du mucus utérin, gonocoques abondants. Ceux-ci sont ensemencés dans des tubes d’agar et de gélatine peptonisée.
Dilatation utérine faite le 28 mars avec tige de laminaire iodoformée. Pansement vaginal avec quatre tampons iodoformés et un à la vulve. La dilatation est fort bien supportée. Pas de réaction fébrile. La malade ne peut uriner seule. Cathétérisme.
29 mars. On enlève la tige de laminaire qui est doublée de volume. 5 centimètres 1/2 de longueur à l’hystéromètre. On la remplace par de l'éponge préparée iodoformée. Tamponnement avec tampons iodoformés. La malade est sondée deux fois par jour. Le 30 mars, on retire l’éponge doublée de volume et on la remplace par une autre, Même pansement. Les cultures de gonococci sont en pleine végétation et reproduisent le même micro-organisme après examen.
Le 31. On remet une autre éponge préparée dans l’utérus de la malade. Cons-
OL
dbeéons Légères coliques. On purge la malade. Le 2 avril, l'éponge préparée
enlevée est remplacée par une autre.
Le 3. Le col attiré à la vulve par deux pinces à griffe, on pratique le curettage utérin après chloroformisation. Le 6 mars, injections chaudes antiseptiques. Les jours suivants, tous les deux jours, Danser intra-utérin antiseptique avec tampons de Vulliet,
Le 18. Règles. Le 2 mai, la malade quitte l'hôpital,
4 juillet. Nous revoyons la malade. L’écoulement est complètement tari. Introduction de l’hystéromètre facile. Le 30 septembre, la malade revue accuse des douleurs abdominales et rénales depuis huit jours. Les règles ont été peu abondantes le mois dernier ; un peu de leucorrhée. Le col est sain. L'hysté-
romètre donne 8 centimètres.
24 octobre. Col sain, bouchon Promo muqueux, clair dans le col. Pas de gonocoques à l’examen microscopique du mucus,
30 décembre. La malade est revue à l’hôpital. La guérison s’est maintenue.
complète, Le col est ouvert. L’orifice est du diamètre d’une grosse lentille. Pas d'écoulement.
1er juillet 1888. La malade a été de nouveau inoculée. Elle a de la vagi-
nite (Elle avoue que son mari a une gonorrhée chronique). Ou voit un liquide muco-purulent sortant de la cavité utérine. On ensemence deux tubes de gélatine et d’agar et on fait des lamelles avec du mucus pris dans l’utérus. Ce mucus contient des gonocoques. On place un crayon au bichlorure dans l'utérus: Le 9 juillet : Ecoulement utérin un peu plus clair. Même traitement. Le 15 juillet : Idem. Ainsi donc, guérison non persistante à cause des réinoculations successives produites par l'écoulement uréthral chronique du mari de la malade. Les tubes d’agar et de gélatine peptonisée ensemencés le 2 juillet présentent déjà le 6 un commencement de culture. La gélatine peptonisée est liquéfiée: L’agar présente des petits grains jaunâtres très fins suivant la voie d’ensemencement. Par l’examen, cocci. Ils ne prennent pas la double coloration, Le 16 et le 23 août on ensemence de la culture du 6 juillet. Le 27 août, on remarque que ces cultures ont végété. Mèmes remarques que pour celles du 2 juillet.
Os. IV. — Endométrite fongueuse, septique, ulcéreuse, post abortum. — Traitement par la dilatation utérine, le curettage et les injections vaginales antisepliques. — Périnéorrhaphie. — Gué- TisOn.
La nommée Biya... Pauline, âgée de 25 ans, entrée le 27 mai 1887, salle Chassaignaec, lit 24.
Réglée à 11 ans 1/2; toujours bien réglée depuis. A 19 ans, un enfant.
Accouchement au forceps ; une hémorrhagie le lendemam de l'accouchement, l'enfant vit, |
Un an après, un second enfant venu normalement.
Un an après, un troisième enfant.
Deux ans après, un quatrième enfant. Le premier et le quatrième enfant vivent, les deux autres sont morts de maladies infantiles.
Il y à trois mois une fausse couche de 2 ou 3 mois ; la malade lattribue aux mouvements qu’elle faisait pendant la journée en frottant un parquet. Pas d’antisepsie vaginale.
Quinze jours après la fausse couche la malade fut prise d’une hémorrhagie abondante puis il se déclara un abcès dans la fosse iliaque gauche ; au bout de 6 jours, l’abcès s’ouvrit dans le vagin ; difficulté pour uriner et douleurs pendant la miction. Depuis cette époque, la malade a souvent des pertes sanguines. Métrorrhagie abondante. Quinze jours avant son entrée à l'hôpital celle-ci l'obligea à s’aliter et dura trois jours. La malade éprouvait de violentes douleurs dans l’abdomen au moment des hémorrhagies, douleurs, qui se calmaient lorsque l’hémorrhagie cessait.
27 mai. Ces douleurs sont revenues depuis hier; pesanteur périnéale très accusée, fatigue. A l'examen, déchirure périnéale étendue.
Le col est gros, mobile, ulciré au pourtour de son orifice. Le cul-de-sac gauche est empâté. Catarrhe utérin abondant. Par l’examen microscopique on trouve des bactéries courtes et allongées et des microcoques isolés et en chainette.
3 juin. Dilatation avec une tige de laminaria iodoformé ; température le soir, 370,4. $
Le 4. On remplace la tige de laminaria par de l’éponge préparée ;tempéra ture matin, 37° ; soir, 37°.
Rétention d’urine, on sonde la malade une fois puis elle urine seule.
Le 5. Température, 37°.
Le 6. Dilatation avec éponge préparée iodoformée. Miction pénible. Pas de coliques.
Le 7. Dilatation avec tige de laminaria.
Le 8. Dilatation avec éponge préparée. Miction fréquente mais non douloureuse, À l’hystéromètre, 7 cent.
Le 9. Ecoulement abondant de liquide roussâtre. Ce sont les règles de la malade.
Le 10. Même écoulement indolore. Température toujours normale.
Le 11. On enlève l'éponge préparée. Pansement intra-utérin avec deux tam-. pons d’ouate iodoformée. Pas de fièvre.
Le 13. Dilatation avec de la laminaria. Le pansement intra-utérin est continué les jours suivants,
Le 17. Curettage de la cavité utérine. On fait en même temps la périnéorraphie au crin de Florence.
Le 27. On retire les fils, la réunion est complètes. 1: Le 9 juillet, la malade se lève.
Le 11, Exeat. Plus de micro-organismes dans le mucus utérin.
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… OBs. V. — Endométrite ulcéreuse chronique blennorrhagique. 2
Trailement par la dilatation, les pansements et les injections vaginales antiseptiques. — Guérison.
Le 9 juin 1887, est entrée la nommée Martin, Henriette, blanchisseuse, âgée de 25 ans, salle Chassaignac, lit n° 8, service de M. le Dr Terrier, hôpital Bichat. Parents bien portants ; mère 56 ans, père 57 ans. Frères et sœurs bien por-
tants. Réglée à 18 ans, facilement et sans douleurs ; elle eut un mois après
l'établissement de ses règles, de l’'aménorrhée complète pendant six mois.
Depuis cette époque, troubles utérins, métrorrhagies fréquentes en dehors des règles, pertes blanches abondantes. Depuis dix mois écoulement sanguin qui ne s’est jamais arrêté, leucorrhée persistante. Pas de âouleurs en urinant. Douleurs rénales et abdominales. Pesanteur au périnée.
La malade n’a jamais eu ni grossesse ni fausse couche. Jamais d’antisepsie vaginale. A l'hôpital les pertes sanguines continuent. Par le toucher, l'utérus paraît un peu augmenté de volume. Rien dans les culs-de-sac ; petite ulcération sur la lèvre antérieure du col qui est petit et conique. Catarrhe utérin abon-
- dant. Lé mucus utérin de teinte jaunâtre contient des gonocoques. Culture dans gélatine peptonisée neutre et dans agar peptonisé.
La malade est soumise au repos ; deux fois par jour injections chaudes avec la solution de sublimé ; tampons iodoformés à la vulve.
Le 17. On commence la dilatation ; la longueur de la cavité utérine est de 8 centimètres ; on y introduit une petite tige de gélosine Guérin. Les jours suivants la température ne monte pas au-dessus de 37° ; quelques légères douleurs lombaires, miction facile.
Le 20. Après une injection vaginale au sublimé on enlève la tige de gélosine ; on la remplace par une autre de dimension moyenne. Ecoulement d’un liquide séreux abondant contenant encore quelques gonocoques.
La température persiste les jours suivants à 37°.
Le 22. Mêmes manœuvres ; on introduit dans la cavité utérine une tige de laminaire ; écoulement séro-muqueux au moment où on enlève la tige de gélosine, tampon iodoformé dans le vagin.
Le 24. Dilatation avec éponge préparée. Le 27. Dilatation avec éponge. Le 30 Dilatation avec éponge.
4 juillet. Dilatation avec éponge. Le 9. Dilatation avec tige de laminaire. Le 13. Dilatation avec éponge préparée. Le 22. Tige de gentiane iodoformée dans cavité utérine.