‹ Des Endométrites Infectieuses: Rôle des micro-organismes dans la pathogénie des maladies des femmes; Essai de thérapeutique utérine antiseptiqueChapitre 16 sur 22 · RL" PR · texte numérisé non relu

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. Le 12. Le mucusutérinne contient plus de gonocoques. Quelques-uns encore

dans le vagin.

L'ulcération du col est entièrement guérie, On permet à la malade de se

lever. L’utérus présente 7 cent. de longueur. Crayon iodoformé dans l'utérus calé avec tampons de Vuillet. Le 15. Plus de catarrhe utérin. Plus de traces d’ulcération. On continue les crayons iodoformés, Le 20. La malade quitte l'hôpital.

En octobre, la malade est revue.

La guérison s’est maintenue complète.

.5 novembre. Col sain, 6 cent. à l’hystéromètre. Pas de catarrhe, Pas de douleurs.

OBs. VI (bis).— Endométrite cervicale ulcéreuse blennorrhagique, — Traitement par les injections vaginales antiseptiques et la dilatation utérine., — Guérison. ;

Daunou Mathilde (Pingat), 36 ans, couturière, entre le 18 novembre 1887, salle Chassaignac, lit 12, service du D' Terrier, hôpital Bichat. Malade depuis dix-huit mois. Pas de grossesse. Il y a trois mois qu’elle n’a pas eu ses règles

et a eu une perte le 1°" novembre dernier qui a duré deux jours. Jamais d’an- -

tisepsie vaginale

Au toucher col un peu gros, légèrement entr’ouvert. Au spéculum légère érosion du col circulaire pénétrant dans l’orifice. A l’hystéromètre, 11 cent. Catarrhe clair, abondant, contenant des gonocoques en petit nombre. On ordonne des injections vaginales chaudes deux fois par jour avec la solution de bichlorure de mercure à 1/2000.

30 novembre. Dilatation avec laminaire. Col largement ouvert. Pansement iodoformé intra-cervical. On cesse pendant quelques jours la dilatation. Les pertes utérines qui avaient cessé, recommencent.

7 décembre. Grosse laminaire dans l’utérus.

Le 10. Col très gros. Utérus gros en antéversion. Catarrhe utérin abondant. Encore quelques gonocoques. Cavité utérine : 6 cent. 1/2. Laminaire dans Putérus. Isthme difficile à franchir.

Le 12. Chute de la laminaire au bout de 24 heures. Col en meilleur état. Très peu de catarrhe. Introduction d’une grosse laminaire.

Le 14. Cathétérisme facile. Col largement ouvert, complètement cicatrisé. Crayons iodoformés dans le col. Pansement iodoformé.

Le 19. Amélioration. Tampons de Vuillet. Même pansement.

21 décembre. La malade sort sur sa demande. La guérison est complête, Le mucus utérin ne contient plus de micro-organismes.

Ors. VII — Endométrite blennorrhagique hémorrhagique. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine et les crayons intra-ulérins au bichlorure de mercure. — Guérison. j

Jappe, Rosalie, 16 ans 1/2, blanchisseuse, entre le 25 novembre 1887, salle Chassaignac, lit 11 bis, service du D' Terrier, hôpital Bichat. Rougeole à 6 ans. Début des règles à 15 ans. Menstruation à peu près régulière. Il y a trois mois, huit jours après les règles, refroidissement, frisson, fièvre, puis pertes de sang abondantes.

28 novembre. Les pertes sanguines persistent encore. Injections chaudes.

2 décembre. Col petit, conique, mobile ; cathétérisme assez difficile. Utérus 8 cent. 1/2. Rien dans les culs-de-sac. Catarrhe utérin abondant. Le mucus utérin examiné contient des gonocoques. Introduction d’une laminaire fine dans l'utérus.

Le 5. Chute de la laminaire. Introduction de cinq tampons de Vuillet dans la cavité utérine et d’un dans le col. Pansement iodoformé.

Le 10. Cavité utérine, 8 cent. 1/2. On place une laminaire dans l’utérus. Introduction facile, mais maintien difficile.

Le 12. Grosse laminaire.

Le 14. Col largement ouvert. Catarrhe sanguinolent du corps abondant. Utérus, 10 cent. Grosse laminaire dans la cavité du corps. Introduction facile. Deux tampons de Vuillet dans le col.

Le 19. Catarrhe encore abondant. Éponge préparée dans l'utérus. Pansement iodoformé. Plus d'écoulement sanguin.

Le 21. Écoulement muqueux tout à fait transparent.

Le 23. Écoulement séreux. Petite éponge dans l’utérus. Tampon iodoformé.

Le 26. Catarrhe du col muco-purulent persistant. L'examen du pus dénote encore des gonocoques, les uns libres, les autres renfermés dans les cellules épithéliales de l'utérus. On place dans la cavité utérine un crayon au bichlorure de mercure.

Le 30. Encore quelques gonocoques en petit nombre dans le mucus utérin.

2 janvier. Même traitement.

Le 6. Catarrhe moins abondant. Même traitement.

‘Le 7. Catarrhe plus clair. Amélioration notable, L’examen du mucus dénote l’absence complète de gonocoques.

La malade sort guérie.

Ons, VI. — Endométrite chronique ulcéreuse d’origine blennorrhagique. — Hypertrophie du col. — Traitement parles injections vaginales antiseptiques, la dilatation, le curettage utérin et la résection du col. — Guérison.

- La nommée Bollu, Louise (femme Allory), 38 ans, couturière, entre le 2 mars

1888, service du Dr Terrier, salle Chassaignac. Réglée à 14 ans. Retards

de 8 à 10 jours habituellement.

Avant chaque époque, douleurs de reins pendant 2 à 3 jours, cessant ensuite. Durée moyenne des règles : trois jours. Peu d’abondance. Mariée à 20 ans. Premier enfant à 22 ans. Grossesse et accouchement très heureux. Retour de couches après 6 semaines. Depuis, règles irrégulières comme de coutume.

Deuxième enfant à 34 ans. Grossesse et accouchement très heureux. Peu de durée des douleurs (2 à 5 heures) dans les deux cas. Cet enfant a été nourri au sein par sa mère et durant tout l'allaitement, les règles sont arrivées comme de

coutume. Pas de métrorrhagies. Quelquefois leucorrhée. Coït douloureux. Au

1e" décembre 1887, au moment présumé des règles, douleurs plus violentes que

de coutume, dans les reins, en ceinture, dans le bas-ventre, avec irradiations |

dans les cuisses. Ces douleurs ont duré 14 jours et ont obligé la malade à garder le lit. Les règles arrivant le 14 décembre amenèrent la cessation des douleurs, qui reprirent à leur suite, au même siège, mais moins intenses. La malade a dû cesser depuis le 1er décembre sa profession de couturière à la machine, le mouvement des jambes exaspérant les souffrances. Réglée le 10 janvier 1888 avec deux jours d’avance et cessation des douleurs pendant la période menstruelle.

Coït insupportable depuis quelques mois. Catarrhe utérin abondant. A lhôpital Bichat le 29 janvier, col très bas. Lèvre antérieure hypertrophiée. Col très volumineux. Cavité utérine 8 cent. Ulcération circulaire saignante, pénétrant jusque dans la cavité cervicale. Catarrhe muco-purulent abondant. Ce catarrhe examiné contient des gonocoques, les uns libres, les autres contenus dans les cellules épithéliales. Injections antiseptiques.

13 février. Même stat.

Le 20. Règles, dix jours de retard.

Le 25. Depuis le commencement du traitement, disparition des irradiations douloureuses dans les cuisses. Persistance des douleurs abdominales.

2 mars. Elle entre dans le service. Injection au bichlorure deux fois par jour. Le mucus utérin examiné le 5 et le 6 mars contient des gonocoques. Cultures dans tubes de gélatine et d’agar peptonisé.

Le 5. Idem.

Le 9. Laminaire. Repos au lit.

Le 12. Éponge préparée, tampon iodoformé.

Le 17. Idem. Amélioration.

Du 19 au 22. Règles. Ë

Le 25. Plus de catarrhe utérin. Mais col toujours npSa bus

Le 29. Opération : 1° curettage de l’utérus ; 2° amputation des lèvres du col. 6 sutures au catgut. Canal utérin maintenu béant par un chapelet de petits tampons iodoformés. Les jours suivants excellent résultat opératoire.

5 avril On réensemence dans des tubes d’agar et de gélatine de la culture du 2 et du 5 mars. Cette culture présente le 11 avril de très fines granulations dans l’agar le long de la raie d’ensemencement. Liquéfaction dans la gélatine peptone. Le 12 avril, dans les coupes utérines, gonocoques.

Le 19. La malade sort de Bichat. Disparition complète des douleurs, plus de catarrhe. Utérus perméable

OBs. IX. — Endométrite ulcéreuse d'origine blennorrhagique. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation et 1es pansements iodoformés. — Guérison.

Honoret, 46 ans. Salle Chassaignac, hôpital! Bichat, service du Dr TERRIER.

Réglée à 13 ans 1/2. Menstruation régulière, 4 accouchements normaux. La malade fait remonter son affection à 8 mois. Elle a eu des douleurs pour uriner pendant trois semaines. Pertes en blanc et en jaune, douleurs danse bas-ventre et dans les reins. Encore réglée, mais irrégulièrement.

Le 8 novembre 1886, examinée à l'hôpital Bichat, la maladie se plaint de douleurs addominales violentes et de douleurs rénales. Leucorrhée abondante. Marche impossible. L’utérus est volumineux. Le col déchiré, saignant facilement, ulcéré sur ses deux lèvres. La cavité utérine présente 8 cent. Miction douloureuse.

7 janvier 1887. Col en arrière, ulcération du pourtour de lorifice du col. Catarrhe utérin abondant. Le mucus examiné contient des gonocoques. La malade est soumise aux injections antiseptiques.

On la cautérise deux fois par semaine, à la teinture d’iode et à l’acide chromique.

Ce traitement est continué du mois de janvier au mois de juillet. Le 18 juillet, l’ulcération est superficiellement guérie. Mais l’utérus est toujours gros, le col saigne facilement. La malade se plaint toujours de douleurs abdominales et jombaires ; le catarrhe utérin est toujours abondant.

23 septembre. La malade revient se montrer à l’hôpital Bichat. La guérison ne s’est pas maintenue.

L’ulcération s’est reproduite ; le catarrhe utérin est de nouveau très abon-

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Le 10. Peu de catarrhe. Le col a bon aspect. ie de signement nu ment il iodoformé Le 14. Encore un peu de catarrhe clair. Clcération en pleine voie de cica- “trisation. La dilatation est continuée .

Le 25. Encore légères pertes blanches. Diminution notable des douleurs. Catarrhe clair. 7 cent à l’hystéromètre. Crayons iodoformés dans lutérus. - La malade quitte l'hôpital. 11 n'existe plus d’ulcération du col. Le mucus examiné ne renferme pas de gonocoques.

= 4 novembre. La malade est revue. L’ulcération du col est entièrement cica- “trisée. Écoulement nul.

Encore quelques légères douleurs abdominales sous l'influence de la marche. Même PES

-08s. X. — Endométrite d'origine blennorrhagique et puerpérale. Trailement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine. — Amélioration.

Blanchet, service du D' TERRIER, hôpital Bichat, salle Chassaignac, litno 11 bis. Réglée à 15 ans facilement et sans douleur.

Un enfant en novembre 1886. Depuis cette époque pertes en blanc abondantes, douleurs abdominales vives, règles irrégulières, très abondantes.

16 août 1887. Les mêmes symptômes persistent exagérés. Catarrhe utérin très abondant contenant des gonocoques. L’utérus a une largueur de 10 cent. Ulcération granuleuse, framboisée occupant tout le col, vulvite et métrite. On ordonne des injections antiseptiques. Tampon au tannin.

5 septembre. Le col regarde en arrière. Ectropion des deux lèvres. L’utérus a 8 cent. Muqueuse saignant facilement ; catarrhe toujours abondant. Deux crayons iodoformés dans l’utérus.

Le 9 On commence la dilatation utérine avec des tiges de laminaire. Plus de vulvite, ni d’uréthrite.

La dilatation est continuée le 10 et les jours suivants. Elle amène une diminution du catarrhe utérin qui n’est plus aussi purulent ; mais qui contient toujours des gonocoques; ils sont agglomérés, en amas, et logés dans les cellules épithéliales.

Le 15. Col toujours volumineux. Au spéculum, diminution notable du volu-

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