‹ Des épanchements de sang dans les plèvres consécutifs aux traumatismesChapitre 8 sur 61 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1" Les épanchements sanguins des plèvres succèdent :

«, — à une lésion des vaisseaux des parois thoraciques (intercostales-mammaires) ;

^, — à une blessure des vaisseaux intra-thoraciques.

Dans ce cas, l'hémorrhagie pleurale est ordinairement fournie par les divisions vasculaires qui accompagnent les bronches de deuxième et de troisième ordre.

T — L^aspiration thoracique facilite l'écoulement sanguin.

— L'accumulation du sang dans la plèvre arrête bientôt l'hémorrhagie.

3° — Le sang versé dans la poitrine se coagule presque en totalité et immédiatement, puis il se sépare en deux parties : coagulum et sérosité.

4° — Si l'épanchement n'est pas très abondant, la sérosité est résorbée vers le troisième ou quatrième jour, et lorsque les phénomènes de réaction inflammatoire surviennent, ils restent localisés autour du caillot ; ce processus irritatif aboutit alors à l'enkystement du coagulum.

5° — Si la quantité de liquide épanché est très grande, la sérosité exsudée par le caillot n'est pas résorbée lorsque les phénomènes de réaction se produisent. Alors

cette sérosité s'altère et sa présence provoque des accidents.

6° — Les symptômes et le pronostic de Fhémothorax ne sont plus les mêmes dans les deux cas.

Dans le premier, le pronostic est bénin. — Il est grave dans le second.

7° — Pour l'une ou l'autre variété d'épanchement, le traitement diffère.

Pour la première^ l'occlusion seule doit être pratiquée. — Pour la deuxième, il faut avoir recours à une opération qui permette l'évacuation de la plèvre.

8° — La ponction capillaire devra d'abord être tentée.

9° — Mais si le liquide extrait par cette opération est purulent ou si son écoulement est imparfait, on fera l'opération de l'empyème.

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