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CHAPITRE VII. — Influence de la race

lies Juifs, clans les épidémies, ont fourni de nombreux exemples d’immunité : espèce de privilège qui continue dans l’ordre physique, souvent de concert avec la beauté, le caractère aristocraticpie cju’ils tirent généralement de leur intelligence, qui, de nos jours et sous nos yeux, s’élève, chez quelques-uns, jusqu’aux proportions du génie. Fracastor, dans le récit du typhus de i5o5, dit : « Mulieres paucæ, senes paiicissinii (A rattacher à la double considération des âges et des sexes), Jadœi fere nuLli. » Et ailleurs : « Puer os autem et juvenes capit magis ex contagio^ minus auleni carpebanlur otiosi et frigidi, et sicci naturœ^ qiiale fere est senum et Judœorum genus. » Il paraît que Fracastor n’avait vu que des Juifs d’une constitution sèche! Degner, historien de la peste de Nimègue, en 1736, dit aussi ; « Judœi omnes, quantum comperire potui , plane immunes exstitcrunty et ne unicus quidem ex iis cum hac lue confliclatus est. « Même remarque de M. Rau, à l’occasion du typhus de Langoens, en 1824- M. Boudin, qui a rapproché toutes ces citations, fait justement remarquer que « quand une immunité se reprctduit avec une telle constance, elle emprunte de cette répétition même une signification qui éloigne l’idée d’une simple coïncidence. » Remarque qui s’appuie sur d’autres faits du même genre, plus récents. C’est ainsi qu’à Pont-à-Mousson, le typhus, en 18 1 3 et i8i4> épargna quatre cents prisonniers espa- • gnols et les Juifs. Ce n’est pas non plus la seule immunité dont les Espagnols aient bénéficié- Dans l’épidémie de suelte miliaire de la Dordogne, observée par M. Par-

rot, fl un jardinier espagnol, habitant Périgiieux depuis i8f2, eut une suette grave; mais il n’y eut pas un seul exemple de la maladie épidémique parmi ses compatriotes, dont deux cents étaient au dépôt dans la ville et l’habitaient depuis la paix de Bergara. » On pourrait dire que le jardinier espagnol qui fit exception avait eu le temps de s’acclimater depuis près de trente ans qu’il habitait le pays. «Dans ces derniers temps, 'dit M. Boudin, on a vu la méningile sévir parmi les habitants civils de Gibraltar, parmi les Maltais de Philippeville , et enfin parmi les colons européens et les Arabes d’Alger, sans atteindre les Juifs, qui cependant représentent un élément considérable de la population de ces trois villes. » S’il est vrai que l’affection dite méningite cérébro-spinale soit une forme du typhus, comme le veut M. Boudin, à l’opinion duquel je ne serais pas éloigné de me ranger, on pourrait dire, d’après tous les faits que je viens de rappeler, qu'il y a antagonisme entre le genre typhus et le type juif. Ce m; serait pas, dans la race juive, la seule immunité. M. Eisenmann professe que le croup est très-rare chez les enfants juifs, et M. Boudin, à ce sujet, rappelle que la Société médicale de Metz avait mis cette question au concours : Pourquoi les femmes jiiwcs sont-elles exemptes de goitre? Il n’en est pas de meme du choléra. « Kioff, l’Ukraine, la Podolie, la Volhinie, la Moldavie, toutes ces provinces, dit M. Double, comptent de nombreuses victimes, surtout j^armi la population juive, qui s’y trouve plongée dans une profonde ignorance, et par suite dans la plus grande misère. A lîrody, où, sur trente-cinq mille habitants, il y a vingtquatre mille Juifs, il y avait eu, au 9 juin (i83o), huit cents morts sur dix-sept cents malades. » De son côté.

M. Brière de Boismont dit qu’en Pologne « les Juifs sont la matière première du choléra. » Enfin M. Reynaud avance qu’à Alger (dans l’épidémie de choléra de i835 sans doute), la mortalité était surtout considérable chez les Juifs, et que le gouverneur ayant ordonné de les faire camper, à l’ouest de la ville, sur le mont Boud- Jareah, la maladie cessa bientôt ses ravages.

La prédisposition spéciale des nègres à contracter la peste est un fait aussi remarquable que rigoureusement démontré. L’exemple suivant peut passer pour une preuve : « Vers la fin du mois de mai i84i, une barque de passage, descendant le Nil, portait quinze esclaves noirs à Nadder, pendant que la peste y sévissait. Le 'lendemain de l’arrivée, la plupart des esclaves étaient malades; quelques-uns moururent le soir même; d’autres pendantla nuit. Le maître quitta le village deNadder, emmenant le reste des esclaves, qui moururent avant d’arriver à Kafr-Begord. Il est bien digne d’attention que ni les hommes de l’équipage, ni les autres passagers qui encombraient cette barque, et se trouvaient pêle-mêle avec les pestiférés, ne furent atteints de la maladie. » Ceci ne parle pas en faveur de la contagion. (M. Penay; Rapport fait au conseil de santé du Kaire sur la peste de i84r. Cité par M. Prus.) M. Aubert-Roche a tracé le tableau suivant de la mortalité suivant les nations, dans la peste d’Alexandrie de i835 :

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