TABLEAU I
Répartition, par nations, des individus atteints de la peste a Alexandrie,
en 1835.
Les nègres et les Nubiens ont perdu. .
sur 1,800.
Les Maltais
Les Arabes non soldats
io,g35
Les Grecs (i)
Les Juifs, les Arméniens et les Coplites.
Les Turcs
Les Italiens et autres méridionaux européens.
ii8
Les Français, .\nglais. Russes, Allemands, .
On l emarquera la faible mortalité des septentrionaux. L’origine septentrionale serait-elle une chance de préservation relative? Il y a quelquefois immunité pour les étrangers, dans une localité ravagée j^ar la peste. Dans une épidémie de Copenhague, les Anglais, les Hollandais, les Allemands furent épargnés. D’autres fois, au contraire, la maladie affecte surtout les étrangers. A Damiette, en l’an VII, il y eut 8 atteintes, parmi les Turcs, — sur loo, parmi les Français et les Grecs. D’apres Carvan , cité parM. Ozanam, dans l’épidémie de peste qui sévit à Bâle, en iS iq, et qui fit mourir 3,958 personnes, les Français et les autres étrangers ne contractèrent pas la maladie. La peste de Lyon , qui, en i5G4, enleva 60,000 personnes, s’attaqua plus particulièrement aux protestants, lesquels, suivant Buhys, croyant à la prédestination comme les Turcs, ne prenaient aucune précaution pour s’en garantir.