‹ Des espérances de L'ItalieChapitre 20 sur 31 · RES ESPÉRANCES · texte numérisé non relu

RES ESPÉRANCES

10 . Ln première et la principale impulsion viendra probablement de l’Allemagne. Enfermée au cœur de l’Europe avec une seule plage maritime, qui même est dénuée de grands ports et à une grande distance de toute communication avec l’Orient, la nation germanique ne peut prendre part au grand mouvement qu’en poussant devant elle l’Autriche et la Prusse dans cette direction, c’est-à-dire, pour parler clairement, l’Autriche sur les provinces turques, la Prusse sur les provinces polonaises. — C’est là soulever une autre grande question. Je le sais, et je sais que quelques-uns en souriront plus que jamais ; mais c'est peut-être le cas de répéter le proverbe vulgaire : Rira bien qui rira le dernier. Car , encore une fois , je ne parle ni d'années , ni de lustres , ni même de siècles ; je parle d’un avenir indéterminé , mais pourtant susceptible 41’étre prévu ; et je ne parle pas seulement à des gens tellement impressionnés du présent qu’ils ne sachent pas jeter leur regard vers l’avenir. Je m'étais proposé, en commençant, de ne pas compliquer la question italienne de la question polonaise, bien qu’elles soient semblables. Mais quoi? de même que le mensonge entraîne le mensonge, la vérité appelle la vérité, la franchise amène la franchise , et je m’aperçois qu’il m’est impossible de traiter complètement une question sans l’autre. La Pologne et l’Italie sont les deux nations souffrantes de la chrétienté ; la Pologne et l’Italie

rapprochemenla entre ce pays, la Prusse et la Franee, par M. L. Tefioborski , conseiller privé au service de S. M. l’empereur de Russie , auteur de l’ouvrage sur l’instruction publique en Autriche. Paris, 1843. — Oeslerreich und ihre Zukuujt, Amburg , 1843; brochure qui sert à prouver que l’Autriche sera poussée même par rAllemagne.

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sont les deux nations opprimées, mais non pas mortes, non pas destinées à périr. Il est donc nécessaire de les constituer de préférence à tout État nouveau, à aucun empire grec ou slave, ou quoi qu’il puisse être, si l’on veut toutefois assurer la constitution, l’organisation, l'établissement, la paix durable de la chrétienté, sa conservation et ses progrès. La Pologne est beaucoup plus bas que l’Italie ; elle n’a pas comme nous de principautés nationales ; elle n’a pas seulement le quart (t) de ses provinces courbées sous le joug étranger, elle les a toutes. Mais la Pologne a une nationalité plus récemment perdue, et, disons tout, beaucoup mieux défendue. La Pologne a des souvenirs récents qui excitent l’admiration ; elle a les sympathies et les vœux de toute la chrétienté. Peu importe qu’elle semble aujourd'hui voisine de sa destruction, plus éloignée que jamais de toute résurrection : les nations chbé> TiENNES NE PEUVENT PEBiB. L’Iilandc n’a pas péri en sept siècles d’une oppression qui put aussi paraître une destruction. L’Irlande va se relevant de nos jours, en se servant des moyens laissés à sa disposition par une servitude qu'on pourrait appeler liberté par comparaison (2). La Pologne se relèvera aussi dans un , deux, sept siècles et plus, par les moyens, par les

(1) L'Italie n’en a pas le ((uart. Voyez notre note page 92. Th ad.

(2) Toutensympalhisantautant(|ue personne avec l'Irlande, nous ne saurions voir un moyen de salut pour elle dans la résurrection de sa nationalité. Qu’est-ce qu’elle en ferait? Ce qui peut et doit , selon nous , assurer le bonheur de l’Irlande, c’est son affraaehissement complet , aussi complet que celui de l’Écosse.

D’ailleurs que deviendrait l’Europe, si toutes les petites nationalités plus ou moins anciennes et légitimes voulaient se relever? L’agglomération des peuples par l’assimilaliou est, ce noussembl», l’oeuvre la plus belle de la Providence. Tkad.

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haines qu'elle puisera dans une servitude la plus barbare, la plus complète qui fut jamais. Mais la Pologne se relèvera , si elle aussi saisit les occasions , si ellemême guérit ses propres inlirmités, si elle abandonne ses propres préjugés , si elle répudie les exclusions et fraternise avec les nations chrétiennes , surtout avec l’Âllemagne , sa noble voisine. Les nations slaves envahirent jadis à la manière des barbares les populations germaniques ; elles s’enchevêtrèrent , elles se mêlèrent les unes avec les autres. 11 serait désormais difficile ou plutôt impossible de les disjoindre. Il y eut autrefois on royaume polonais-prussien; il faudra forcément qu’il y ait un royaume prussien-polonais. Les unions contre nature ne durent pas; celles qui sont naturelles se renouvellent. Ne pas vouloir accepter celles-ci serait se vouer éternellement à souffrir de ^ celles-là. La Pologne eut des princes allemands, mais séparés , et elle ne fut rien ; quand elle aura des rois allemands réunis, elle sera tout ce qu’elle peut être; elle sera l’autre rempart , l’autre puissance intermédiaire entre l’Europe et l’Asie , de la chrétienté future (l). L’Autriche ne peut s’avancer vers l'Orient sans que la Prusse avance elle-même. La nation germanique a été de tout temps invincible dans ses impulsions. Barbare, elle envahit le midi ; civilisée, elle envahira cet orient de l’Europe, qui, de la Baltique à l’Adriatique , est dégarni de populations, il y a des années, l’accroissement démesuré de la population dans l’occident de l’Europe fut très-bien aperçu de

(1) Nous regrettons que l'auteur n’ait fait qu’éuoocer cette coin' binaisoD prussienne-polonaise que nous ne comprenons pas asser, .unis qui nous parait de la plus haute importance. Trad.

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tout le monde, pnr ceux qui n’étaient pas économistes comme par ceux qui l’étaient. Un de ces derniers , Malthus, s’avisa, non-seulemént de démontrer ce que tout le monde savait, mais de proposer, lui ou son école, un remède auquel personne ne songeait, c’està-dire que chacun ne dépassât pas un nombre déterminé d’enfants, et ia moyenne établie fut de 3 1/2 ou 3 1/4, s’il m’en souvient bien. Folies 1 La civilisation , c’est-à-dire la Providence a donné, elle donne encore le remède : les terres vacantes, qui sont en grand nombre dans l’univers, la colonisation, la translation des populations trop serrées au milieu de celles trop clair-semées ; remède très-ancien , à vrai dire , mais auquel ne pensa pas assez l’école de Malthus, mauvaise en économie politique, pire encore en histoire. A Dublin, à Cadix, en Sardaigne, en Grèce, en Silésie, à Stockholm, les populations ont laissé de côté le remède de Malthus et pris celui de la Providence. L’Allemagne en a usé comme elle l’a pu, au moyen des transmigrations maritimes, mais déjà elles ne lui suffisent plus , et elles lui suffiront moins de jour en jour. Il lui faut un débouché continental, le seul qui puisse suffire désormais à ses besoins propres et à ceux de l’Europe; une translation de population s’opérant par toutes les voies de l’industrie, du commerce, du service militaire, de l’agriculture. Tant que les parlements et les hommes d’État s’en tiendront à discuter de petits remèdes partiels , ils ne seront rien de plus que de nouveaux disciples de Malthus ; ils pourvoiront aux exigences du moment pour deux ou trois ans, pour une province ou pour une ville; mais ils retomberont ensuite dans ce qu’ils appellent crises commerciales.

crises agricoles , crises prolétaires , crises démocratiques, et qui ne sont que des crises de populations condensées , qui n’ont pas de débouchés suffisants pour s'étendre au large. Ouvrez les soupapes de l’Orient au trop-plein des populations européennes ; c’est là votre rôle, c’est le devoir d'hommes d’Etat qui ne se contentent pas de grandeurs et de gloires viagères; ie reste sera fait par les populations elles-mêmes. Il suffit, pour que les eaux reprennent leur équilibre, de leur ouvrir des issues ; mais si on les leur tient fermées , elles brisent l’obstacle et portent le ravage où elles auraient rendu d’utiles services. Que l’Allemagne ait ù peupler l’orient de i’Europe, ce n’est pas lù une utopie; c’en est une, au contraire, de croire qu’il puisse être peuplé par d’autres que par les Allemands, qui en sont voisins ; c’est une utopie de penser à fonder là de nouveaux États n’ayant qu’une population rare, à côté de ceux qui en surabondent; la plus grande utopie est de supposer qu’aucune puissance humaine soit capable d'arrêter le grand mouvement oriental, et, ce qui serait bien pis, d’en faire un dans une direction opposée. Il peut arriver qu’on le tente; il peut se faire que les deux flots, les deux énormes vagues se rencontrent; il y aurait sans doute alors un choc , une tempête terrible, et il peut arriver que le flot venant d’Orient ait le dessus une ou plusieurs fois; mais celui d’Occident, la vague condensée de cent cinquante millions d’hommes civilisés qui ont besoin de s’étendre , ne saurait ne pas refouler à la fin le flot rare de cinquante millions d’habitants disséminés, qui ont besoin de condensation. L’utopie n’est pas du côté de ceux qui prévoient la continua-

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tion d’un mouvement commencé et progressif, mais de la part de ceux qui se flattent de pouvoir clianger la direction d’un pareil mouvement.

11. Du reste, s’il était possible que l’Allemagne ne fît pas avancer l’Autriche , la France ferait avancer l’Allemagne. — Mais ayant à parler de la France en Italie , et ne pouvant dès lors éviter de froisser ce qui me parait des préjugés , sincères chez quelques-uns, affectés chez d’autres, autant vaut-il que je les attaque directement. Les haines , les rancunes , les reproches exagérés contre la France, ont commencé au temps où elle nous a tyrannisés. Tout cela était naturel et excusable alors : il est naturel et excusable de dépasser les bornes de la justice quand on a ses propres tyrans à juger; d’autant plus que , sauf les exceptions ( souvent signalées par Botta) , la France ne nous envoyait alors que la lie des Français, selon l’usage de tous les maîtres étrangers. Mais le préjugé aurait du cesser, et, pour autant qu’il est permis de le dire d’un préjugé, il aurait dû se tourner ailleurs, quand la domination passa ailleurs. Il ne cessa pourtant pas , et les rancunes comprimées éclatèrent alors sans risque, non sans lâcheté, car il y eut en même temps des flatteries pour les maîtres nouveaux. Pauvre Alfiéri ! on lui fit prendre une indigne part à tout cela en publiant ce Misogallo, ouvrage posthume de toute manière, qu’il avait écrit contre une tyrannie vivante. Les gens de bien , les cœurs droits et généreux , c’està-dire, l’immense majorité des Italiens, n’eurent que du dégoût pour de tels excès, et le préjugé ne passa pas des cours aux peuples. Mais bientôt les dissensions, les irritations , les variations , les faiblesses du

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nouveau gouvernement et du nouveau parlement français décréditèrent la nation entière près de beaucoup de personnes, dont l'esprit n’était ni assez fort ni assez éclairé pour voir que c’étaient là les torts, non de la nation française en particulier, mais de toute révolution en général ; que c’étaient des fluctuations cessant peu à peu après la tempête. Cependant ces révolutions avortées eu Italie, pour lesquelles on avait espéré i’appuidelaFrance,etquine reçurentquede mauvais conseils d’une poignée de révolutionnaires français, firent descendre le préjugé des courtisans dans la bourgeoisie, et l’opinion italienne, fourvoyée en haut et en bas, se réunit presque toute contre la France (I). Alors ce fut un déchaînement , un débordement de discussions raisonnées en apparence , d’injures en réalité , qui n’est pas encore fini. On jeta les hauts cris de toutes parts , à qui mieux mieux. Les gens de lettres italiens, négligés en France , comme en Angleterre et parfois en Allemagne, par la bonne raison que plus on écrit librement dans un pays , moins on fait attention à ce qui s’écrit ailleurs sans liberté ; les gens de lettres italiens, peu au courant des autres littératures, et, par

(I) Nous croyons de noire devoir de redresser ici deux faits importants :

1 ° Aucune des trois révoiutions qui ont éclaté en Italie depuis isi.5, celles de Naples en 1820, de Piémont en 1821, et de Tltalie centrale en 1831 , n’a avorté (fallilo) : au contraire, elles ont toutes réussi, et sans être souillées par le moindre «Uentat, ni contre les personnes ni contre les propriétés: peut-être l’auteur veut-il dire qu’elles ont été tou les étouffées par l’intervention autrichienne; ce qui faitunedifférence énorme, dont nous n’avons pas besoin de tirer les conséquences.

V Après 1830 , il y eut de la part de la France plus que les mauvais conseils de quelques révolutionnaires; il y eut la proclamation formelle du principe de non-intervention; ce qui fait une autre différence du môme genre. Trao.

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suite, des autres négligences étrangères à leur égard, mais blessés journellement de celle des Français, furent les premiers et seront peut-être des derniers à crier contre l’ignorance et la légèreté française. Les classiques surtout ( je ne parle pas de ceux qui , après avoir étudié l’art antique dans ce qu’il offre de merveilleux, savent l’employer à la manière des anciens, conformément aux besoins du temps actuel , mais de ceux qui , ne sachant pas sortir eux-mêmes de l’imitation matérielle et restreinte , veulent empêcher les autres d’en sortir) ; les classiques exagérés, dis-je, après avoir attaqué un Manzoni et soulevé l’opinion italienne non contre lui , mais contre eux-mêmes , se donnèrent carrière et eurent beau jeu contre les écrivains étrangers ; confondant chez eux l’usage et l’abus de l’indépendance littéraire, ils se déchaînèrent contre tous les romantiques , modérés ou exagérés , allemands, anglais et français, contre ces derniers surtout^ qui, plus connus, furent l'objet d’un courroux particur lier : sans tenir compte que la littérature française est en tout la plus classique parmi les modernes ; qu’eu France, plus qu’ailleurs , on a crié contre les innovations et les exagérations ; et que cette mode contre laquelle on rompt encore, bien inutilement , tant de lances parmi nous, y est déjà passée. Les philosophes se joignirent à eux , justement indignés contre la mauvaise philosophie française du siècle dernier, et contre celle du siècle présent qui ne l’a pas suffisamment corrigée. La ligue se grossit des théologiens, des bons chrétiens , et des bons catholiques , non moins justement révoltés contre l'impiété des uns et contre la nouvelle catholicité peu orthodoxe des ati-

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très ; mais sans faire attention que ce sont là encore des erreurs qui touchent à leur fin , des symptômes d’un retour à la vérité. A tous ces adversaires se réunirent enfin beaucoup d’italiens animés d’un amour généreux de la patrie , assumant généreusement ia tâche de la défendre contre la calomnie , et de lui rendre le sentiment de sa propre nationalité, mais qui ne tiennent pas assez compte ni de ce qu’il peut y avoir d’accusations vraies au milieu de calomnies, ni de ce qui constitue aujourd’hui la bonne nationalité. Ils ne comprirent pas assez le caractère essentiel, la nature des nations chrétiennes civilisées, qui ont pour but l’amour et non ia haine , i’indulgence et non les récriminations naturelles , le rapprochement et non les exclusions, la juste appréciation des moyens de chacune , l’association des intérêts , des connaissances, de toutes les activités, au sein de la chrétienté, et non cette exaltation de soi-même et ce dénigrement des autres , qui était ie propre des sociétés antiques (1). Il serait temps cependant, il serait néces-

(0 Nous voudrions liien que tout le inonde l’eût compris mieux que les Italiens ; mais nous n’osons pas le croire.

Cependant , convaincu qu’en Italie personne ii’ignure que la France est le pays du monde où l’on trouve plus de bienveillance pour les étrangers, nous ne voyons véritablement pas sur quels témoignages l’auteur pourrait appuyer l’assertion d’une si forte inimitié entre les deux pays. Nous savons, au contraire , que ce dicton : Les rancunes entre les italiens et les français n’ont

PAS PLIS DE consistance QUE LES DÉPITS ENTRE LES AMANTS , CSt OH ne peut plus répandu dans la Péninsule, et que le patriotisme si pur de Manzoni y fait toujours retentir ces paroles ; La haine pour LA FRANCE ! POUR CETTE FRANCE ILLUSTRÉE PAR TANT Dp GÉNIE ET PAR TANT DF. VERTUS ! D’OÙ SONT SORTIS TANT DE VÉRITÉS ET TANT d’exemples! pour CETTE FRANCE QUE l.’ON NE PEUT VOIR 8.ANS ÉPROUVER UNE AFFECTION QUI RESSEMBLE A L’AMOUR DE LA PATRIE.

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saire que tous ces préjugés cessassent d’exister. Comme il n’est pas possible, en définitive, de faire disparaître de la terre cette France si odieuse, ni de l’éloigner de nous, il serait bon de la juger sensément, de calculer tranquillement ses probabilités, pour voir quelle doit être son influence , bonne ou niauvaise , mais inévitable, sur les probabilités italiennes. Arien ne sert de dire qu’on ne veut pas de cette influence, qu’on ne veut pas faire dépendre notre avenir de l’avenir de la France; comme si l’avenir de chaque nation chrétienne ne dépendait pas de celui de toutes, et plus encore de celui des nations les plus voisines. Comme si le voisinage de la France était un fait dont on pût se débarrasser avec des baines et des mépris. La France n’est plus l'adversaire contre lequel il faut diriger, je ne dis pas les haines, qu’il ne faut tourner contre personne , mais les efforts. La France n’est pas et ne sera jamais maîtresse chez nous ; elle a intérêt à diminuer la domination étrangère en Italie; elle est notre alliée la plus naturelle , notre principal auxiliaire à l’occasion , et il en sera ainsi d’autant plus que son gouvernement sera mieux assis. Ou pourrait aussi appliquer à la France ce beau principe, que les nations chrétiennes ne peuvent mouiir, que dès lors elles doivent guérir ; car, en jetant un regard attentif et bienveillant sur la France, on verrait que la guérison y est beaucoup plus avancée qu’on ne le dit chez nous (1), et que, revenant à ces habitudes de civilisa-

ET QUE CON NE PEUT QIITTER SANS QU’AU SOUVENIR DE L’AVOIR HA- UITÉE IL NE SE MÊLE QUELQUE CHOSE DE MÉLANCOLIQUE ET DE PRO- FOND QUI TIENT DES IMPRESSIONS DE L’EXIL. TrAD.

(I) Et beaucoup plus que partout ailleurs. Nous avons dit et nous

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