‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 156 sur 341 · La foi des anciens maîlres · texte numérisé non relu

La foi des anciens maîlres

.\insi, par exemple, lorsqu’on lit dans les écrits modernes que « Fernel et consorts s’étaient imaginé avoir eu affaire un jour à un esprit, parce qu’un malheureux névropathisé balbutiait dans son délire fjuelriues réminiscences latines de ses versions de collège, » il est clair que les écrivains modernes déshonorent à plaisir un grand maître et tous les autres avec lui, en les supposant assez neufs pour n’avoir jamais observé les ))remiers éléments du délire, ou assez sots pour avoir conclu de ces vulgarités au surnaturel le plus formel.

Mais alors, au lieu d’étudier pendant des années comme on le fait, et d’honorer par de belles paroles et de beaux bustes ces pères de la médecine et de la chirurgie française, qu’on brûle donc une bonne fois toutes leurs œuvres, car des médecins assez simples pour s’être laissé abuser à ce point-là ne peuvent plus être écoutés en matière scientifique et qui sait s’il en resterait un seul de toute cette époque qui ne se soit rendu coupable du même forfait ?

Jugeons de tous ces grands crimes par ceux de Fernel, l’une des gloires de notre ancienne médecine.

Ce grand homme, après avoir fait montre d’une érudition immense sur « les causes occultes des maladies » et fait comparaître à sa barre toute l’antiquité, aborde au livre II celles dont nous nous occupons.

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