‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 16 sur 341 · OBJECTION DES LOIS INVIOLABLES · texte numérisé non relu

OBJECTION DES LOIS INVIOLABLES

ordre de faits qui sont, comme le dit Arago, la pierre d’achoppement

DE TOUS LES MÉTÉOROLOGISTES DE BONNE FOi^.))

M. Renan pourra donc s’assurer une fois de plus qu’ici son exijérience de lo is les siècles se trouve encore en défaut, et qu'il existe apparemment, dans les espaces intercosmiques , plus d’un feu sauç chaleur, ou qui ne brûle qu’autant que cela lui plaît.

Passons à sa troisième proposition : « jamais, dit-il, dans les plaines de l’air, et aux yeux des physiciens, un corps pesant ne s’est élevé

CONTRE LES LOIS î E LA PESANTEUR ))

Ah ! cette fois-ci nous en convenons, l’objection est formidable. Si nous prétendions l’affaiblir, la nature tout entière et notre propre existence nous la montreraient littéralement continue. Toutefois, est-ce une raison pour nier toutes les modifications possibles de cette loi? Nous ne le pensons pas.

Laissons donc encore de côté toutes les suspensions spiritiques , racontées et affirmées si carrément par des témoins imposants, et contentons-nous de faiie profiter notre Introduction de deux ou trois récits que notre second volume consent à lui prêter.

Pline, Aristote, Plutarque et, ce qui est encore plus grave, la tradition, nous parlent de pierres énormCvS, vues pendant quelque temps, et l’une d’elles entre autres, «pendant soixante-quinze jours, parcourant les airs et s’y soutenant, agitée tantôt d’un côté et tantôt d’un autre, puis finissant par tomber sur la terre. » Aristote, le philosophe par excellence, essaye, comme on l’essayerait aujourd'hui, de donner la raison de ce prodige qu’il admet en entier. « Ce sera, dit-il, quelque rocher détaché de quelque montagne, et qui, agité longtemps par son propre mouvement et par la force de résistance de Vair, aura cependanX fini par tomber^. )>

Voilà, certes, une explication qui en sollicite une autre, et qui ne laisse pas que d’être assez plaisante! Aussi trouvons-nous C(‘tte fois fort naturel que Pline, Aristote, Plutarque, et surtout Anaxagore, qui avait prédit longtemps à l’avance la chute de cette pierre, n’eussent aucun succès... auprès de nos Aristotes modernes. Il y a cinquante ans, on eût même rougi d’en parler à l’Institut. Mais voyez comme notre sous titre de « l’Antiquité profane et sacrée rap)prochée des faits modernes )) est heureusem ntchoisi î Voilà que, le 9 décembre 1858, un énorme aérolilhe vient tomber près d’Aussun ^Haute-Garonne), et que

Page 1