Roth, p
IMPORTANCE MÉDICALE
vrir encore dans l’ouvrage de Roth quelque nouvelle justification de leur exactitude.
Car il faut bien en prévenir nos lecteurs, tout en stigmatisant le verbiage de ses confrères, ce médecin n’en partage pas moins tous leurs préjugés, et de temps en temps il éprouve avec eux le besoin d’en finir avec ces «exagérations historiques» qu’il appelle les légendes de la chorée.
Et voici la première qu’il raconte : « En 1012 , sous Henri II, un nommé Othoperthus rappelle qu’en compagnie de dix-huit personnes, dont quinze hommes et trois femmes, s’étant rais à, danser dans un cimetière et à chanter des chansons impies, ils furent maudits par un prêtre, et ils continuèrent à danser et à chanter ainsi sans interruption. Pendant wie année entière la pluie ne tomba pas sur eux, et ils ne sentirent ni la chaleur, ni le froid, ni la faim, ni la soif. Leurs vêtements et leurs chaussures ne s’usèrent pas, et ils s’enfoncèrent dans la terre d’abord jusqu’aux genoux, puis jusqu’aux hanches. Au bout de l’année, les trois femmes, dont l’une était la fille du prêtre, moururent. Les autres hommes dormirent pendant trois jours, et quelques-uns d’entre eux expirèrent plus tard. Ceux qui survécurent avaient des tremblements dans les membres ; et moi , Othoper- THiJS, ajoute l’auteur de la narration, je fus un de ceuxlà »
Assurément, voici de la légende s’il en fut jamais.
Comment donc expliquer cette réflexion subséquente de Roth? « Ce document historique porte dans tous ses détails un cachet de vérité si évident qu'il serait téméraire de le révoquer en doute. » En vérité, il faut que notre auteur plaisante ou qu’il ait obtenu, sur la personne ou sur la véracité de cet Othoperthus, des renseignements qui nous échappent complètement.
Dans tous les cas, nous voici, dès le début, un peu loin