Roth, p
IMPORTANCE MÉDICALE
Nous demandons comment un médecin philosophe a pu s’y prendre pour dédaigner un phénomène comme celui des coups, ou comme celui de la chorée matérielle, visible, palpable, objective^ des ustensiles et des animaux.
On va nous répondre que c’est alors une illusion ou peutêtre encore quelque effet électrique, sans s’inquiéter davantage des révélations et significations surintelligentes qui les accompagnaient, mais, en tout cas, il ne saurait être permis de traiter avec une telle négligence une force électrique si nouvelle, et voici ce qui va nous justifier ;
C’est que dans l’observation liv nous allons voir apparaître, pour la première fois, non plus seulement dans Kerner, mais dans la science la plus officielle, l’avant-garde de cette armée û'esprits frappeurs qui, dix-neuf ans plus tard, allait envahir les deux mondes, en traînant à sa suite les extases, les phénomènes magnétiques et la ventriloquie, déjà accusée par le docteur Roth.
Seulement, sous sa plume toujours fidèle au système de la production de la maladie par le malade, ce phénomène va se trouver enregistré sous le titre trompeur « d'imitation de sons ou bruits inanimés. »
Inde mali labes^.
Observation LIV, empruntée par Roth à un ouvrage allemand.
(( Vers le milieu de janvier 1832, dit M. le docteur Plath [Heckers AnnaleHy 1834, p- 19/i), on entendit dans le voisinage de la malade un battement et un grattement plus ou moins forts, et à des intervalles différents, absolument comme si Ton avait frappé du doigt sur le bord du lit et comme si Ton avait gratté avec l’ongle sur les planches. Les sons venaient si distinctement des environs du lit que l’on ne douta pas qu’ils ne fussent produits par le frottement des pieds et des mains de l’enfant sur la couverture, erreur que fit promptement cesser l’enlèvement de cette couverture. On ne pouvait songer à une illusion de la part des parents de la malade. Celle-ci fut elle-même mise à plu- .sieurs épreuves. Le lit fut transporté à une autre place, défait, examiné