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IMPORT. MÉD. — GÉNIES ÉPIDÉMIQUES

r existence cependant n^est rien moins que démontrée... Quand nous disons qu’il marche et qu'il passe d’un lieu dans un autre, il ne faut donc pas donner à ces termes, qui ne sont que figurés, une valeur qu’ils n’ont peut-être pas réellement ^

M. Marchai de Calvi reprend à son tour : « L’influence des vents sur le développement et la marche du choléra est niée par MM. Double, Raynaud, Pariset... Cette question de l’influence des courants atmosphériques est vraiment capitale. Si les maladies épidémiques peuvent apparaître et se propager indépendamment des courants atmosphériques, évidemment elles se produisent sur place, et tout ce qu’on dit de leur parcours, de leurs migrations, n’est qu’une vaine supposition 2... ))

Mais alors, c’est donc l’importation par malades ou par objets?... « Gardez-vous, cependant, reprend M. Bruguières, de conclure de ces migrations impossibles au transport direct de la maladie, soit par les marchandises, soit par les organismes sains et malades (p. 10)... On ne saurait disconvenir qu’au premier aspect certaines apparitions de choléra pourraient faire croire à l’importation et à sa propagation de proche en proche par voie de contact... Mais l’histoire du choléra est aujourd’hui trop bien connue, et les observations nombreuses faites en Europe et en particulier à Paris en 1832 ont établi de la manière la plus positive que cette maladie n’est pas contagieuse... C’est donc une influence épidémique qui, partout, se montre le seul agent de la propagation du choléra »

Une influence!... Nous croyons le mot très-juste, quoique dans la pensée de l’auteur il ne signifie pas encore grand’ chose.

Cependant, n’allons pas trop vite. Si au lieu d’être mort et inanimé, notre miasme était un miasme animal, ou, plus rationnellement encore, tout un ensemble de miasmes empoisonnés, charriés par des armées d’animalcules invisibles; si Réaumur, Linné et une foule de grands hommes avaient raison, comme nous sommes fort porté à le croire pour une partie du problème ; si les myriades de mouches vertes et microscopiques, tout à fait inconnues des naturalistes mais observées en Perse, à Moscou et dans plusieurs autres lieux aux approches du clioléra, ont joué un certain rôle dans sa translation, alors, jusqu’à un certain point, on pourrait s’expliquer ces migrations entomopathiques par celles des oiseaux qui parcourent aussi l’atmosphère

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