‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 204 sur 341 · Voir tous les auteurs · texte numérisé non relu

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264 IMPORÏ. MÉD. — “ GÉNIES ÉPIDÉMIQUES

la jeune fille reçut ordre d’aller frapper de maison en maison, avec celui-ci, tous ceux qui estoient malades, en leur disant : « Vale, ou guérissez.)) D’où vient que cette cérémonie mystique dure encore aujourd’hui, comme le dit Aristide au dix-neuvième livre de ses Italiques ^ )>

Quelques magnétiseurs ont cru devoir ranger cette jeune fille parmi les toucheuses et guérisseuses de l’antiquité. Très-bien, mais n’oublions pas, avant tout, que les anciens et Valéria elle-même reportaient tout l’honneur de ce pouvoir à un dieu. — Mais de quel ordre? — Du bon, répondront à leur tour les spirites. — Voyons: la Revue Archéologique de 1846, p. 57, appelle l’attention sur un travail de M. Barthélemi, duquel il résulte « qu’au sommet du Soracte qui dominait Faléries, il y avait un temple d’Apollon, mais que cet Apollon Soranus, assimilé à Pluton, était la divinité infernale qui répandait la peste, et que chez les Falisques et les Étrusques le dieu de l’enfer était toujours représenté armé d’un marteau à manche court. )) M. Barthélemi en conclut que la formule sub ascia dedicavit que l’on trouve sur beaucoup de tombeaux était celle par laquelle le monument et le défunt étaient mis sous la protection des dieux infernaux.

(( Tout ce travail est extrêmement ingénieux et mérite d’être mûrement étudié. » {Revue Archéologique, 1846, p. 57.)

Ainsi, un dieu donnant la peste, la peste guérie par ce dieu, une jeune toucheuse opérant cette merveille, et au-dessus de tout, le dieu DES enfers!...

En vérité, le magnétisme n’est pas toujours adroit.

Poursuivons :

Nous avons vu tout à l’heure la science confondue devant V élection de certaines professions.

Plutarque ajoute à son tour à cet étonnement, en nous apprenant que sous le consulat de Gains Sulpitius et Licinius Stolo, la peste enleva tous les bateleurs, n'importe de quel théâtre, à tel point qu’on fut obligé d’en faire venir de Toscane, et entre autres le fameux Hyster, qui donna son nom à la profession -. )>

Aussi, le philosophe poussait-il assez loin le courage de son opinion pour proclamer à la face du monde que « toutes ces pestes, ainsi que la guerre, la famine et les séditions civiles, étaient l’œuvre de grands et violents démons, » et que c’est Ahrimane qui amène en même temps la famine, la guerre et la peste ^ )>

^ . Plutarque, Collations.

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