De gesl. Longobard., 1. IL
268 IMPORT. MÉD. — GÉNIES ÉPIDÉMIQUES
ange frappait sur, les portes, autant de victimes mouraient dans la maison.
(( Tous ces spectres, dit Gédrénus, prouvaient leur mission en révélant beaucoup de choses qui se réalisaient ensuite. »
Mais voici le nec plus ultra des fantastiques épouvantes ; dans la fameuse peste de Noyon, on voyait sans tête les spectres de ceux qui devaient mourir peu de mois après.
Dans tout l’Orient c’est encore, à l’heure qu’il est, un fantôme à aile de chauve-souris qui désigne, de son doigt noir et velu, ceux qui doivent bientôt disparaître.
En Lithuanie, c’est encore la vierge pestiféré qui sème la mort dans toutes les demeures en passant une écharpe rouge par les fenêtres désignées L
Il faudrait multiplier les volumes pour énumérer tous ces fantômes qui, chez les anciens, accompagnent les fléaux et tout particulièrement la peste.
Si la science ose se tirer encore de tout cela au moyen d’un symptôme maladif, comment se tirera-t-elle des flèches que nous venons de signaler, des véritables flèches que toute l’antiquité voyait tomber DU CIEL aux jours d’épreuves et qu’elle se donnait la peine de compter après les avoir ramassées ?
Macrobe, après nous avoir raconté qu’Apollon s’était appelé Libystinus en raison de la peste qu’il avait envoyée aux Lybiens, ajoute : «Ce n’est cependant pas en raison d’une peste guérie qu’on institua ces jeux, mais bien parce que, lorsqu’on célébrait à Rome les jeux d’Apollon d’après les prophéties de Marcius et les vers sibyllins , l’arrivée subite de l’ennemi fit courir le peuple aux armes. Mais dans le meme moment, on vit une nuée de flèches fondre sur l’ennemi, le
1. Magas. pitt.j p. 9, 224. Si nous en croyons M. l’abbé Brasseur de Bourbourg, et sa prodigieuse ///stupre du Mexique^ les pestes du Nouveau Monde apparaissaient à la suite de prodromes absolument identiques. Lors de la peste de Tollan, nous retrouvons la chute d’une flèche et d’un aérolithe comme ceux dont saint Grégoire et M. Cagniard-Latour viennent de nous parler tout a l’heure, puis des spectres, comme tous ceux de nos histoires, et de plus l’épisode que voici :
« Au milieu de la danse et des rondes fanatiques décrites sur la grande place de la ville, autour des malheureux captifs que l’on brûle par ordre du Dieu et pour le fléchir, un spectre aux traits difformes, aux bras longs et osseux apparaît ; nul n’ose lui adresser la parole, il danse avec eux, et à mesure qu’il avance, il saisit dans ses longs bras, en tournant sur lui-môme, le toltèque
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