‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 220 sur 341 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

282 iM!>ORT. mi:d. — génies épidémiques.

de Constantin, ce qui nous ramènerait tout juste à la terrible époque de 1350, qui vit venir de TOrient, et précisément des bords de TEuphrate, cette épouvantable peste noire qui enleva, disent tous les historiens , précisément encore la tierce partie des habitants de la terre.

Qu’il y ait eu des épidémies et des pestes partielles pendant cet intervalle, il faudrait ignorer toute l’histoire pour le nier: tous les âges vivent au milieu de leurs ennemis physiques et spirituels, et l’enchaînement du dictateur de l’extermination n’a jamais privé de leur liberté ces « malices aériennes, » auxquelles saint Paul nous enjoint de résister. Mais que, jusque-là, les grands génies dévastateurs de l’Afrique et de l’Asie se soient jamais rués sur l’Europe avec les « deux cent millions de cavaliers » que le prophète poète voit montés sur des se7'~ pents, nous croyons ne l’avoir vu nulle part.

Quoi qu’il en soit, voici toujours celui qui « trône à l’aquilon, » accompagné de sa putréfaction, et cette putréfaction marchant toujours accompagnée à son tour de cette odeur de soufre que tous les Livres saints en général, et l’Apocalypse en particulier, nous montrent sans cesse comme sortant non-seulement « du puits de l’abîme » pour empoisonner l’atmosphère, mais du sein de cette atmosphère pour foudroyer la terre. Voilà toujours la certitude chrétienne.

Mais nous parlions tout à l’heure du principe de mort que la science reconnaît dans l’azote.

Si nous tenions beaucoup à tous ces rapprochements, nous lui demanderions maintenant ce qu’elle entend par corruption, et elle nous répondrait : « C’est l’acte de fermentation des matières azotées et soufrées, Vazote et le soufre étant les agents proprement dits de toute putréfaction »

On voit tout de suite, même au point de vue rationaliste, la liaison de toutes ces idées et très-probablement la raison (juste ou -fausse) pour laquelle on avait placé le trône du prince aérien de la moi^t, — princeps aeris ac moidis, — dans un milieu de soufre et de corruption.

C’est encore une chose fort remarquable que de voir toute l’antiquité s’entendre là-dessus avec la Bible, et, après avoir fait dériver le mot miasme de [jLiaiveiv, corrompre, appeler en outre le soufre, tI Oetov, c’est-à-dire du même nom précisément qu’ Hippocrate donnait à ce QUELQUE CHOSE DE DIVIN [divinum quid), dont il redoutait l’interven-

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