Ibid
Si donc nous interrogeons sur les esprits célestes cette œuvre d'une perfection absolue, nous sommes ébloui tout d’abord par la magnificence des titres et plus encore par celle des missions qu’elle leur assigne.
Voici quant aux premiers :
Cachets de la ressemblance du Très-Haut (Ézéch.) . — Anges de la fax;e du Seigneur (Exod.) . — Porteurs sublimes de sa gloire (ib.). — Supports de ses divins attributs. — Yeux du Seigneur (Apoc.), etc., etc... La dignité de ces qualifications monte si haut, qu’elles paraissent presque se confondre avec celles de la Divinité. En effet, tous, élohim comme leur Dieu, les anges, par une sainte usurpation, « assument jusqu’au nom divin de Jéhovah, toutes les fois qu’ils le représentent^. »
Quant à leurs missions diverses, voyez quelle importance ! A ces classifications très-significatives de vertus, puissances, principautés, dominations, trônes, chérubins, séraphins, anges et archanges, viennent s’adjoindre soit des synonymies, soit des épithètes magnifiques. Ainsi, forces (élohim) , énergies divines (èvEpyetat) , essences spirituelles (7rveu[AaTiîcat oùutai) , pierres enflammées des deux (lapides igniti cœlorumj, soutiens de l’univers (xoçptoxpaTope; ) , recteurs du monde (redores mundi), anges des sphères célestes (ophanim ou rotæ) , flammes et forces du Très-Haut (chérubins et séraphins) , envoyés du Très-Haut (malachim) , enfants de Dieu (bnè aleim) , conseillers vigilants (egregores), etc., etc.
L’Écriture nous montre tous ces dieux créatures , plus brillants que la flamme, plus rapides que les vents 2, vivant d’amour et d’harmonie,' s’illuminant les uns les autres, se nourrissant d’un pain et d’un breuvage mystiques, entourant comme un fleuve de feu le trône de l’agneau, se voilant la face de leurs ailes. Ce trône de gloire et d’amour, ils ne le quittent que pour aller porter aux astres, à la terre, aux royaumes, aux