‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 229 sur 341 · Saint Denys, Hiér, cél., ch. vu et viii · texte numérisé non relu

Saint Denys, Hiér, cél., ch. vu et viii

par leurs propres forces aux miracles qu’elles opèrent par coopération divine ; alors, encore, elles pénètrent dans les secrets divins et dans « les raisons des choses, » parallèlement au degré de leur vision dans le Verbe et de leur union intuitive avec lui... En un mot, oserons-nous dire à notre tour, de même que les soleils illuminent les planètes, et que les astres s’attirant mutuellement au prorata de leur puissance gravitent tous ensemble vers une constellation invisible, de même, les esprits angéliques supérieurs, fixant d’un regard d’aigle le soleil de justice, attirent et illuminent les inférieurs, les enlacent dans l’énergie brûlante de leur attraction spirituelle, et les emportent avec eux vers cette constellation mystique où la foi nous les montre baignés dans des flots de lumière et d’amour.

On conviendra qu’envisagée à ce point de vue , la doctrine des esprits laisserait loin au-dessous d’elle et même à une incommensurable distance celle de l’infinie multiplication des globes, si toutes deux, comme nous l’avons déjà fait entendre, ne se retrouvaient souvent comprises dans le tsabaoth qui les unit sans les confondre.

3. — Prétendu mutisme de Moïse à leur égard et prétendus emprunts mazdéens.

Pourquoi faut-il encore une fois abandonner ces hauteurs pour écouter les froids murmures de la science? Ah ! c’est que notre mission, répétons -le, n’est malheureusement pas de chanter un hymne, mais bien de répondre à des sophismes.

En présence de titres aussi variés que splendides et de missions aussi glorieuses que nettement définies, on se demande avec étonnement comment a pu s’accréditer le paradoxe qui fait de cette croyance aux anges et aux démons un plagiat, ou tout au moins un emprunt contracté par les Juifs pendant la captivité de Babylone.

A l’appui de ce paradoxe on invoque le prétendu mutisme de Moïse sur la création des esprits, sur leur chute, leurs missions , et nous connaissons plus d’une théologie classique

Page 1