Voir la Palestine, Univers pittoresque, p. 144, 5(3, etc
bre, dit le Vendida, les purs férouers, forts et bien armés M. A. Maury, moins généreux encore, relativement à l’antiquité de nos croyances, nous les fait arriver en ligne directe, qui le croirait? par la Grèce. « Il ne saurait plus y avoir de doute, dit-il, les anges et les diables du christianisme ne sont décidément plus que les âatfioveç des Grecs... Ceux qui ont soutenu que le platonisme ne devait rien aux Hébreux ont gagné cent fois leur procès... Ce fut surtout à l’époque des Alexandrins que cette doctrine se répandit dans les esprits 2... »
Voici qui nous paraît par trop exorbitant. Lorsque le Pentateuque de Moïse roule tout entier sur la chute de l’humanité par la séduction d’un démon tentateur, et sur la promesse de Vécrasement futur de ce démon par celui des élohim ou des forces, c’est-à-dire par le Dieu des dieux, Deus deorum; lorsqu’il n’y a pas un patriarche qui ne soit honoré du commerce de l’un de ces dieux, pas un combat où ils n’interviennent, pas un ordre qu’ils ne transmettent [mlac), pas une loi qu’ils ne dictent {ordinata per angelos) , pas une théophanie dont, ils ne soient l’instrument®, venir nous dire à nous chrétiens : « Tout cela vous vient de Proclus et de Plotin, » c’est nous dire : « Votre Moïse est plus jeune que les hérésiarques du second siècle de l’Église, et vous ne lui avez fait répéter que les vieux radotages mazdéens échangés entre les sages du portique et leurs amies philosophes, les Laïs et les Phrynés. »
Il est pénible d’exposer de telles aberrations, mais il le faut absolument, si l’on veut se faire une idée juste du chaos historique, et malheureusement officiel, au fond duquel nous sommes descendus.
M. Renan, comme on le pense bien, ne pouvait pas rester
1 . Cette expression, qui nous rappelle l’évangile du fort armé, est travestie dans presque toutes nos traductions en celle d’wn homme fort et bien armé. Il est triste, pour des interprètes chrétiens, d’ôtre mis dans le vrai par des fils deZoroaslre.