‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 238 sur 341 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3, Ibid., p. 5.

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0» le voit, toutes les objections fondées sur une rédaction postérieure aboutissent, lorsqu’on les presse un peu, à l’opinion de saint Jérôme, qui appelait Esdras « Instaurutor Pentateuchi; » grande leçon pour les exégètes de second ordre, qui fixent si résolument au premier siècle de l’Église la paternité biblique de Moïse !

Ô. — Moïse vengé par les scribes égyptiens.

* Au reste, après les défenseurs officiels et modernes, voici

venir des défenseurs officieux et bien plus jeunes encore à force de vieillesse. Ce ne sera plus sur les rives de la Seine et du Rhin que nous irons les chercher cette fois-ci , mais bien sur celles du Nil lui-même et parmi les contemporains du grand homme.

M. Salvador a pris bien soin de nous apprendre que, « d’après tous les monuments, la sortie d’Égypte correspondrait à / la disparition soudaine d’Araénophis, qui serait le Pharaon

submergé, et que les prêtres de Memphis, qui conservèrent longtemps, dit-on, le souvenir de la mer Rouge,... avaient fait entendre au pharaon Ramessès-Meiamun , ou l’ami du dieu Ammon , que les talents et la popularité de Moïse pourraient fort bien un jour devenir fatals à sa puissance'^. » Toutefois, notre historien ne s’appuyait que sur Eusèbe et Josèphe, plus d’une fois suspectés par la critique contemporaine.

Aujourd’hui, voici quelques nouveaux et très-curieux documents fournis par l’archéologie la plus actuelle, et dont nous lui laisserons, bien entendu, toute la responsabilité.

Il suffit d’ avoir suivi tant soit peu les travaux de nos égyptologues pour savoir que bon nombre d’entre eux , et particulièrement M. le vicomte de Rougé, leur maître à tous, font de ce Ramessès II, autrement dit Sésostris, le contemporain de

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