M. Alfred Maunj et son h^/p lolisme
M. Maiiry nous pardonnera de lo classer si légèrement dans le camp des Irès-emb n rassés. 11 nous a se nblé qu’il devait l’étre, ne fùt-ce qn’en ra'son de ses ant 'cédeiits et de tous ses d îbuts compromettants; impiioyable jadis pour tous ceux qu' s'occupaient de magnétisme, mais beaucoup trop po’i, cependa nt, pour leur appliquer aucune des épithètes cité s plus haut, M. Maury, si nous ne nous faisons pas illusion, commença à mmifester quelques velléités d’am^-ndement à leur égard vers l’époque de l’apparition de l’hypnot'sme, c’est-à-dire vers la fin de 1859.
C’éiait encore un bien grand événement, en apparence, que Tapparition de cette dernière merveille, et puisqu’il ligure ici comme base de conversion, iious manquerions à tout l’esprit de. notre règlement de compte, si nous le p issions sous silence.
Nous nous rappelons encore Je jour où M. le docteur Velp< ‘au , sur la foi do Braid, Azam et quelques auîres, d ngna (lui, le fougueux ennemi du magnétisme!) présenter cet hypnotisme à l’Académie des sciences, s’il vous plaît, comme un fait oxpéi imentè déjà dans plusieurs hôpitaux, et promettant «un moyen anestliésique prèfèraljle à tous les autres, et, à coup snr, plus maniable que l'éther et le chloroforme. » Pendant six mois, en effet, c’était à qui dans Pas hôpitaux produirait à moins de frais ce sommeil si facile et si précieux. Nous ne fatiguerons pas nos lecteurs des preuves de cet eiuhausiasme médical.
Comment n*auraii-il pas existé? 11 surdsa't de suspendre une simple lame de coût ae., un étui, un crayon, n’imporie qu 1 objet, au-dessus d s yeux du malheureux condamné à loucher, pour que le sommeil suivît imm/'dlatenient ce strabisme artificiel. L’eiïel étah instantané, incomplet peut être, mais sans le moindre danger. O^JelIe découverte! Quant à la théorie, elle était des plus simples : « Les nerfs mot urs des muscles qui desservent les d ux yeux, tirant leur origipe de la protuhéraii 'e annulaire qui se trouve à la bas d \ cerveau, ce dernii r se trouvait nécessairement congestionné par cette tension de la vue et de la pro'mi'»érance céréhrale. »
On ne s’étonnait plus que de deux choses : c’é;ait que tous les observateurs des astres suspendus vei ticalemeiu sur leurs tètes ne devinssent jamais louches, et que tous les louches de profession ne passassent pas leurs jours et leurs nuits à dormir, ou pour le moins à
LA SCIENCE ET l’ OC CULTISM E.