Œdipus Ægypt.^ pars III
2. Revue des Deux Mondes , i*’* février 4 860. Cette revue est toujours farène de laquelle on lance les ballons d’essai.
3. Est-ce que Jussieu, Georget, Andral et la Commission tout entière de 18o1 avaient manqué de prudence?
XXXVHI
INTRODUCTION
labié dont nous avons parlé plus haut, peu concluant^ : « Devant Thypnotisme, dit-il, il n’est plus possible d’admettre un simple effet à' imagination.,. Quant au principe,... ce ne peut être le principe mystérieux qui nous anime... C’est donc tout simplement une hypérhémie ou pléihore du cerveau. » Dans tous les cas, M. Maury avait raison: « Ce terrain lui paraissait semé de ronces et d’épines^. »
Maintenant, à notre tour*, pourquoi donc, s’il vous plaît, cet hypnotisme si simple, si commode, si peu dangereux, si préférable à l’éther et au chloroforme, a-t-il donc disparu un beau jour de ses théâtres de gloire et de succès? A nous autres, gens du monde, on n’en dit plus un mot, et dans les feuilles médicales le silence est absolu. Pourquoi? Personne ne nous l’a jamais révélé. Ici encore la science aurait-elle donc pivoté sur elle-même avec autant de dextérité que pour les esprits frappeurs?
Eh bien! puisqu’elle ne veut pas articuler ses raisons, nous sommes encore une fois forcé de les chercher nous- même. Nous l’avons entendue tout à l’heure présenter le sommeil magnétique comme le seul effet réel du mesmérisme. Mais avait-elle bien étudié ce sommeil et demeurait-elle bien certaine de son identité avec le sommeil de toutes nos nuits ou même avec celui du chloroforme et de l’éther? M. Maury prétend que oui, et se déclare plus compétent que tout autre, « attendu, dit-il, qu’une disposition maladive, due à un excès de pléthore dans les vaisseaux sanguins®, l’a rendu fort sujet à des accès d’hypnotisme;» et comme il n’a jamais éprouvé, pour sa part, dans ces accès singuliers que «des visions en rapport avec ses idées habituelles, c’est-à-dire des ravivements de mémoire, » il ne saurait y avoir autre chose, « il n’y a aucune de ces prétendues visions qui se soit sérieusement réalisée*...» Une seule fois, en rêve, il s’est cru l’auteur de deux excellents vers latins, mais, les retrouvant plus tard dans son Virgile, il s’est assuré qu’ils n’étaient qu’oubliés. Cependant il avoue, comme M. Brierre de Boismont, qu’il « y en a parfois de bien surprenants, » mais ils tiennent, dit-il, « à un sentiment plus ou moins prononcé du temps. »
Il est vraiment fâcheux que tons les expérimentateurs de l’hypnotisme n’aient pas été doués de la même prudence ou affligés de la