‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 274 sur 341 · Creuzer, 1. 1, ch. iv, p · texte numérisé non relu

Creuzer, 1. 1, ch. iv, p

Crichna, ou Christ Sauveur. On ne réfléchit pas assez à tous ces points de départ assez lumineux pour trancher toute une question. Nous y reviendrons. (A l’appendice sur les livres sacrés des nations, à la fin du chapitre Idolâtrie.)

Jupiter va devenir tout aussi confiant avec nous, et comme lui, chacun de ces Verbes plutoniens ou créateurs tombés ne rougira nullement de confier à l’histoire et son nom primitif et la vraie raison de son martyre.

Ils ont grandement raison dans l’intérêt de l’histoire, et nous, nous sommes grandement légers de ne pas nous apercevoir qu’elle est là tout entière ; car ainsi que le disait, il y a trente ans, un des plus profonds penseurs de l’Allemagne : « De même qu’en retirant le christianisme du milieu de l’histoire on la dissout, de même, en supprimant au-dessus d’elle la lutte des esprits invisibles, on lui ôte son véritable point de départ , toutes nos luttes terrestres n’étant que le résultat et pour ainsi dire le prolongement de celle-ci i. »

Nous venons d’entrevoir ce grand et primordial mystère qu’Hésiode appelle quelque part « la faute du premier commencement. » Nous allons voir dans le chapitre suivant ce qu’on pourrait appeler « la faute du deuxième commencement. I)

— Titans et Géants ; leur distinction.

Partout les gnostiques alexandrins nous parlent de la chute des Éons, de celle de leur Plérôme, et tous l’attribuent au désir de connaître; on ne peut s’en étonner, car, d’une part, ils avaient pour eux toutes les traditions de l’Orient, et de l’autre ils avaient lu dans les documents égyptiens, qui doivent avoir servi à la rédaction du Pimandre, que « les sept recteurs chargés par Dieu de contenir dans leurs cercles le monde sensible, épris de leur propre beauté, en vinrent à s’admirer eux-mêmes et se perdirent par cette admiration superbe. »

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