Voir Lettres de quelques Juifs., p
TOI'OCUAI'HIE l) lillEN.
Paris, ce même plateau de Pâmer désigné comme étant le fameux Mont-Mérou ou Mont-Sacré des Indiens, que Marco- Polo, soit dit en passant, avait parfaitement décrit et précisé
M. Renan lui-même, à propos de la division des races, adopte implicitement le système général qui réunit les deux berceaux. « Il faut avouer, dit-il, que tout nous ramène à la région de l’Imaüs, où les plus solides inductions placent le berceau de la race aryenne. Ce point est peut-être celui du monde où l’on puisse dire avec le plus de vérité que quatre fleuves sortent d’une même source 2. »
M. Barthélemy Saint-Hilaire fixe le berceau de l’humanité près des bords de l’Imaùs. « Il n’esx plus possible, dit-il,
DE LE BÉVOQüER EN DOUTE. »
Enfin, voici les conclusions du Journal asialique, le plus compétent de tous à cet égard : « Toutes les traditions de l’espèce humaine, ramenant les familles primitives à la région de leur berceau, nous les montrent groupées autour des contrées où la tradition hébraïque place son jardin d’EoEN , où celle des aryas établit l’Airhyêna-Variédya ou le Mérou; elles sont bordées au nord par les contrées qui aboutissent au lac Aral et au midi par le Baltistan ou le petit Thibet. Tout concourt à prouver que ce fut là le séjour de cette humanité primitive à laquelle nous sommes forcés de remonter*. »
Herder, après avoir simulé le scepticisme au sujet du paradis, avait donc bien raison de se faire répondre ainsi par le sage Eulyphron, l’un de ses interlocuteurs : « Lorsque tant de récits différents nous ramènent tous sur un même point de la terre, il est permis de croire qu’il s’y est réellement passé (pielque chose de conforme à ces récits... Pourquoi ce point ne serait-il pas celui qui est désigné comme tel par les dires de toutes les nations, par l’iiistoire et même par la géologie ?
1. Voir Annales de philosophie chrétienne, t. XV, 1''*' sér. , p. 248.