Rig-Véda
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M. Maury, conjure la mort, et est envoyé comme prince immortel du sacrifice, comme le précepteur des hommes, le maître des saints etc.; on célèbre son martyre pour le salut des hommes et sa uÉsuRaEcnoiN »
Dans le mythe du Jlérou, les quatre fleuves eux-mêmes jaillissent des racines du iamboa ou pommier-rose gigantesque, qui procure la science et l’accomplissement des vœux... En Chine, c’est \& pou-sang , d’où sort le soleil, et qui a dix fleurs.
Chaque jour ajoute aux analogies. <( Sur les. 'cylindres de Babylone et de Ninive se voit un arbre mystique gardé par des dieux, et qui doit être cet amome d’Assyrie dont Virgile parle comme naissant en abondance dans les âges d’or. Mais, en regard, « les Puelches ont un respect superstitieux pour le gualichu du désert, ou l’arbre du démon 2. »
Quant à l’Égypte, parmi les sculptures recueillies sur le palais de Memnon à Thèbes, MM. Jollois et Devilliers en ont distingué une qui représente deux figures énveloppées dans le feuillage d’un même arbre.
Partout, ailleurs et toujours, deux arbres : l’un dont il faut manger pour ne pas mourir, l’autre qui donne la mort à celui qui mange de son fruit.
Quant à la Bible, sobre de développements comme â l’ordinaire, et beaucoup moins explicite par conséquent sur l’essence de ces deux arbres , elle est tout aussi formelle sur leur réalité que Cornélius à Lapide nous dit être « une vérité de foi. » Malgré les hypothèses d’Origène, cette réalité littérale n’exclut pas pour lui le sens spirituel qui « consiste, dit -il, à voir dans l’arbre de vie le divin cep évangélique dont les fidèles sont les branches, » comme on voit dans ses fruits la manne du désert et le pain eucharistique dont le hom et le somâ sont les analogues païens.
N’oublions pas d’ailleurs que, selon la Genèse, c’était la
'] . Maury, Magie j, p. 37.
2. Le peuple primüifj, t. I, p. 23 et 25, par M. de Rougemont.
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LES DEUX ARBKES. OQÔ
face de l’ Éternel qui se tenait près d’Adam Bérose nous dit à son tour que c’était le Verbe, oannés. Pour nous, toute la question consistera plus tard à savoir quelle est cette face de Dieu.
Dans le Zohar et dans tous les livres de l’antique et fidèle kabbale, on affirme même que dans l’arbre de la connaissance on retrouve encore le bon ange représentant le Verbe, qui fait le fond de la connaissance du bien, pendant que Sammael occupe seulement les écorces du même arbre et possède la connaissance du maMfaw
Mais comment et pourquoi cette assimilation produit-elle la connaissance du bien et du mal? Comment la science peut-elle être en même temps bonne et mauvaise, vraie ou fausse? Si elle çst fausse ou mauvaise, ce n’est plus de la sciencïe. L’intelligente distinction du bien et du mal paraît si peu condamnable en elle-même, qu’on nous en recommande la pratique à chaque instant et que plus tard on nous la représente comme un don du Saint-Esprit. Ce n’est donc pas, uniquement et simplement, la connaissance de ce qui est bien et de ce qui est mal ,
*M. Lacour, dont nous avons appris déjà à connaître les aberrations et le talent philologiques, M. Lacour, qui ne voit dans tout ce chapitre H qu’une scène d’initiation égyptienne expérimentée et racontée par Moïse, n’en traduit pas moins ainsi le verset en question : « L’arbre de la divination ou de la connaissance bonne et mauvaise ; » et il ajoute en note : « C’est la science de Tzyphon, le génie enseignant le doute, de Tzy enseigner et de Phon le doute. Tzyphon est un des aleim; nous le verrons bientôt sous le nom de Néch, le tentateur^. »
Si M. Lacour a dit vrai, ce que nous ne pouvons pas garantir, s’il s’agit de l’arbre de la « divination du bien et du