‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 299 sur 341 · Les œloim, t. II, p · texte numérisé non relu

Les œloim, t. II, p

mal, » il faut aller plus loin, et dire que le mot traduit par mal dans la Vulgate, l’étant dans les Septante par mauvais (irovTipoç) , on ne voit pas pourquoi le mot oèyaôo; ne signifierait pas également le bon au lieu du bien , et comme le grec rend également le simple mot connaissance de la Vulgate par yvwc- Ttxov, qui signifie connaissance mystique, nous croyons qu’on se rapprocherait infiniment plus de la vérité en disant : « L’arbre de la divination ou de la gnose mystique professée par les bons comme par les mauvais esprits , » c’est-à-dire l’arbre théurgique et magique par excellence. Nous verrons tout à l’heure comment cette parole du serpent « vous serez comme des esprits [aleim), » vient confirmer cette interprétation.

C’est en partant de la même idée que le célèbre artiste Flaxman , dans sa belle et pittoresque paraphrase du Pater, arrivé au « Délivrez-nous du mal , » a eu l’heureuse inspiration de personnifier ce mal et de nous le montrer foulé aux pieds par son saint et terrible adversaire, le Mikael de la Bible.

Nous voici bien loin de l’exégèse rationaliste, et en particulier de celle d’Eichhorn, qui, forcé d’admettre « une réalité » dans ce chapitre primordial, s’en tire en expliquant le tout par « un arbre vénéneux. »

S. — Le traditionalisme dans Èden,

Page 1