Palestine, p
PHILOSOPHIE DE LA CHUTE
sens du péché originel qui n’est nié que par une philosophie superficielle 'i. »
Mille fois plus logicien que tous nos fusionistes, Dupuis leur disait en son temps : « Vous ne pouvez pas reconnaître la mission réelle du Christ et ne voir dans les deux premiers chapitres de la Genèse qu’une pure allégorie... Du moment où vous voulez que la réparation du mal par le Christ soit un fait historique, IL FAUT BIEN que l’aventure d’Adam, d’Eve et du serpent soit également un fait historique, car ces deux faits sont essentiellement liés l’un à l’autre, n
Nous avons cependant lu tout à l’heure les compliments adressés à M. l’abbé M..., par la Revue de l’instruction publique, V sur sa séparation très-carrée de ces maladroits apologistes qui , à l’exemple de Pascal , commencent invariablement leur thèse par le dogme de la déchéance. » Dupuis est plus logique et serait beaucoup moins complimenteur.
Qui sait si ce n’est pas cet avertissement qui aura impressionné M. Reynaud ? « Sans la doctrine du péché originel, dit-il, il est impossible à un esprit logique, en présence de tant de maux qui entourent l’homme dès le berceau, de ne pas glisser dans le manichéisme. Quelles qu’aient été au juste l’espèce et les circonstances de la faute , je n’avouerai pas moins que cette première faute constitue un fait capital dans les annales de la terre. Par elle une révolution s’opère, le régime de la planète se transforme, le principe du mal, absolument étranger jusqu’alors à cette résidence, s’y introduit et y jette les fondements de son règne terrible. L’instant est solennel, et pour Dieu qui mesure les événements non dans leurs apparences, mais dans leurs suites, il y a là un coup prodigieux qui ne vient pas de ldi ^ ! » Très-bien ; mais lorsque vous confessez que c’est « le principe du mal qui jusque-là lui était étranger, » de quel droit vous permettez -vous encore de mépriser